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Des signes ténus de désescalade dans la crise entre l'Iran et les États-Unis

Le président des États-Unis prononce un discours sur l'Iran en compagnie du ministre de la Défense, Mark Esper, du chef d'état-major de l'armée de terre, le général James McConville, du chef d'état-major interarmées, le général Mark Milley, et du vice-président américain, Mike Pence, à Washington, le 8 janvier 2020.
Le président des États-Unis prononce un discours sur l'Iran en compagnie du ministre de la Défense, Mark Esper, du chef d'état-major de l'armée de terre, le général James McConville, du chef d'état-major interarmées, le général Mark Milley, et du vice-président américain, Mike Pence, à Washington, le 8 janvier 2020. © Kevin Lamarque, Reuters

L'Iran a semblé jouer l'apaisement, dimanche, après dix jours de fortes tensions avec les États-Unis. À Washington, le chef du Pentagone, Mark Esper, a assuré que Donald Trump était toujours prêt à discuter avec Téhéran "sans condition préalable".

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L'escalade entre l'Iran et les États-Unis marque-t-elle le pas ? Téhéran a semblé en tout cas jouer l'apaisement, dimanche 12 janvier, avec Washington. Et ce, même si l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême iranien, a dénoncé la "présence corruptrice" des États-Unis au Moyen-Orient, et même si le président américain Donald Trump a maintenu la pression avec une nouvelle mise en garde à l'Iran.

Dans ce climat tendu, l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, dont le pays est allié de Washington mais entretient de bonnes relations avec l'Iran, a rencontré dimanche à Téhéran le président iranien, Hassan Rohani, et Ali Khamenei.

"Nous sommes convenus (...) que la seule solution à (la) crise passe par la désescalade et le dialogue", a dit l'émir. La situation demande "plus que jamais un renforcement des relations entre États" de la région, a jugé Ali Khamenei.

Hassan Rohani a rencontré également le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Shah Mehmood Qureshi, dont le pays a proposé ses bons offices pour tenter de rapprocher l'Iran et l'Arabie saoudite, rival de Téhéran et grand allié des États-Unis.

Un apaisement durable encore loin d'être acquis

À Washington, le chef du Pentagone, Mark Esper, a assuré que Donald Trump était toujours prêt à discuter avec l'Iran "sans condition préalable". Mais, fidèle à son habitude de brouiller les cartes, Donald Trump a presque au même moment adressé une nouvelle mise en garde "aux leaders d'Iran".

"Ne tuez pas vos manifestants", a-t-il tweeté. "Le monde regarde. Plus important, les États-Unis regardent." La veille, il avait mis en garde Téhéran contre "un autre massacre de manifestants pacifiques", en référence au mouvement de contestation violemment réprimé en Iran en novembre.

La manifestation de samedi à Téhéran après le crash du Boeing ukrainien et l'aveu de l'armée iranienne d'avoir abattu "par erreur" l'avion a été à l'origine d'un nouvel accroc diplomatique entre Londres et Téhéran, après la brève interpellation de l'ambassadeur britannique Rob Macaire dans les environs du rassemblement.

Le crash du vol Ukraine International Airlines (176 morts) est la pire catastrophe de l'aviation civile iranienne depuis 1988 et le drame de l'Airbus d'Iran Air (290 morts) que les États-Unis disent avoir abattu par erreur au-dessus du Golfe.

Dimanche, le chef des Gardiens de la révolution, le général de division Hossein Salami, a témoigné devant le Parlement sur ce drame et les frappes du 8 janvier. Il a tenu au sujet de ces frappes des propos tranchant avec des déclarations martiales antérieures. L'objectif n'était pas "de tuer des soldats ennemis".

Signe qu'un apaisement durable est encore loin d'être acquis, huit roquettes, d'origine indéterminée, se sont abattues dimanche sur une base abritant des soldats américains au nord de Bagdad, sans faire de victime américaine, selon des sources militaires irakiennes. Il y a eu quatre blessés irakiens.

Avec AFP

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