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Cessez-le-feu en Libye : chronologie de neuf mois d'affrontements

Le chef du Gouvernement d'union nationale (GNA) libyen, Fayez al-Sarraj (à gauche) et le maréchal Khalifa Haftar.
Le chef du Gouvernement d'union nationale (GNA) libyen, Fayez al-Sarraj (à gauche) et le maréchal Khalifa Haftar. © Reuters

Après avoir accepté l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu dimanche en Libye, le Gouvernement d'union nationale (GNA) et les forces du maréchal Khalifa Haftar doivent signer un accord ce lundi à Moscou. Retour sur plusieurs mois d'hostilités, entamées en avril dernier avec le lancement, par le maréchal Haftar, de son offensive sur Tripoli.

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Sous pression internationale, le Gouvernement d'union nationale libyen (GNA), reconnu par l'ONU, et les forces du maréchal Khalifa Haftar ont accepté l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu dimanche en Libye. Les hostilités avaient débuté en avril 2019 avec l'offensive des forces pro-Haftar pour s'emparer de la capitale Tripoli, siège du GNA. Chronologie de neuf mois de conflit.

Haftar ordonne l'offensive

4 avril 2019 :  Khalifa Haftar ordonne à ses forces d'"avancer" en direction de Tripoli. La veille, son autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) avait annoncé une offensive pour "purger" l'Ouest libyen "des terroristes".

5 avril : les forces de l'ANL sont repoussées après s'être emparées brièvement de l'aéroport international de Tripoli, inutilisé depuis sa destruction en 2014 dans des combats.

"Volcan de la colère"

7 avril : le porte-parole du GNA proclame le début d'une contre-offensive nommée "Volcan de la colère". Mais parallèlement, la Russie bloque l'adoption d'une déclaration du Conseil de sécurité qui aurait appelé les forces de Haftar à arrêter leur avancée.

8 avril : l'ANL revendique un raid aérien contre l'aéroport de Mitiga (banlieue est de Tripoli), le seul fonctionnel de la capitale. Elle accuse le GNA de s'"allier avec des milices islamistes".

18 avril : Paris réfute les accusations "complètement infondées" du ministère libyen de l'Intérieur selon lequel Paris soutient le maréchal Haftar. Le lendemain, la Maison Blanche révèle que Donald Trump s'est entretenu avec Khalifa Haftar et a reconnu son "rôle significatif (...) dans la lutte contre le terrorisme et la sécurisation des ressources pétrolières de Libye".

Revers pour Haftar

20 avril : les combats redoublent de violence après une contre-attaque des forces du GNA qui gagnent du terrain, notamment dans la banlieue sud de Tripoli.

26 juin : les forces loyales au GNA portent un coup dur aux troupes de Haftar en s'emparant de Gharyan, leur principale base arrière.

2 juillet : 53 personnes sont tuées et 130 blessées dans un raid contre un centre de migrants à Tajoura, près de Tripoli. Le GNA attribue l'attaque aux forces pro-Haftar qui démentent. Fin juillet, l'émissaire de l'ONU, Ghassan Salamé, propose un plan en trois étapes : cessez-le-feu, conférence internationale à Berlin et conférence interlibyenne.

Internationalisation du conflit

5 novembre : le quotidien américain New York Times fait état du déploiement en Libye de près de 200 mercenaires d'une entreprise russe de sécurité privée. La Russie, soupçonnée de soutenir les troupes de Haftar, dément.

15 novembre : Washington appelle le maréchal Haftar à cesser son offensive.

10 décembre : un rapport de l'ONU épingle plusieurs sociétés et pays accusés d'avoir violé l'embargo sur les armes décrété en 2011. Il cite la Turquie, soutien du GNA, ainsi que la Jordanie et les Émirats arabes unis, qui appuient les troupes de Haftar.

12 décembre : Khalifa Haftar appelle à nouveau ses troupes à avancer vers le centre de Tripoli. Le GNA annonce de son côté la "mise en œuvre" d'un accord de coopération sécuritaire et militaire signé le 27 novembre avec Ankara.

2 janvier 2020 : le Parlement turc autorise le président Erdogan à déployer des soldats en Libye, ce qui commence à se faire le 5.

6 janvier : les forces pro-Haftar disent s'être emparées de Syrte, ville jusque-là sous le contrôle des forces du GNA.

Cessez-le-feu sous la pression de Moscou et Ankara

8 janvier : Ankara et Moscou appellent à un cessez-le-feu à partir du 12 janvier à minuit.

11 janvier : après avoir prévu initialement de poursuivre son offensive, Haftar annonce finalement qu'il accepte ce cessez-le-feu, prévenant toutefois que la riposte sera "sévère en cas de violation de la trêve par le camp adverse". Quelques heures plus tard, le GNA accepte à son tour, tout en soulignant le "droit légitime" de ses forces de "riposter à toute attaque". Depuis le début de l'offensive, plus de 280 civils et 2 000 combattants ont été tués, tandis que 146 000 Libyens ont été déplacés, selon l'ONU.

13 janvier : un responsable libyen annonce que le chef du GNA, Fayez al-Sarraj, et le maréchal Haftar sont attendus à Moscou pour signer un accord de cessez-le-feu, annonce un haut responsable libyen. Le chef du groupe de contact russe sur la Libye, Lev Dengov, indique que les deux rivaux devront déterminer "les modalités du règlement futur en Libye, y compris la possibilité de signer un accord sur le cessez-le-feu et ses détails".

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