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Renault vs Carlos Ghosn : une bataille judiciaire à plus de 15 millions d'euros

Carlos Ghosn à Beyrouth lors de sa conférence de presse du 8 janviier
Carlos Ghosn à Beyrouth lors de sa conférence de presse du 8 janviier © Mohamed Azaki/Reuters

Carlos Ghosn, ancien patron de Renault, qui a fui le Japon où il est poursuivi pour malversations, a saisi en référé les prud'hommes pour réclamer le paiement de son indemnité de départ en retraite. Un porte-parole de Renault a confirmé que le constructeur automobile avait "reçu fin décembre une assignation".

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Carlos Ghosn attaque Renault aux prud'hommes. L'ancien patron du groupe Renault-Nissan, poursuivi au Japon pour malversations et désormais en fuite au Liban, a engagé une bataille judiciaire contre le constructeur automobile. Il réclame près de 800 000 euros de pension annuelle et 15 millions en actions.

Le dirigeant de 65 ans, à la retraite forcée à cause de ses déboires judiciaires, a engagé une première procédure devant le tribunal chargé des affaires sociales, les prud'hommes, et en prépare une deuxième devant un tribunal de commerce.

"Retraite-chapeau" et prime en actions

Le conflit porte sur les conditions de son départ de l'entreprise. Estimant que Carlos Ghosn avait démissionné de ses fonctions le 23 janvier 2019, alors qu'il était emprisonné au Japon pour diverses malversations présumées, Renault avait annoncé que l'homme d'affaires franco-libano-brésilien perdait ses droits à une "retraite-chapeau" pour un montant brut de 774 774 euros par an.

Pour prétendre à cette pension, Carlos Ghosn devait en effet être encore présent comme mandataire social au moment de faire valoir ses droits à la retraite. Le conseil d'administration du groupe au losange avait également estimé que l'ancien PDG avait perdu ses droits aux actions qui lui avaient été attribuées entre 2015 et 2018 en récompense des bonnes performances du constructeur. Or, Carlos Ghosn, lui, dément avoir démissionné.

Démission ou retraite ?

"Compte tenu notamment de son arrestation au Japon en novembre 2018", Carlos Ghosn "s'est vu contraint, le 23 janvier 2019, d'informer Renault de sa décision de quitter définitivement l'entreprise, afin de prendre sa retraite", affirme sa défense.

Dans cette bataille de juristes, "tout dépendra de l'interprétation d'une démission ou pas de Carlos Ghosn", a confirmé à l'AFP Charles Pinel, du cabinet de conseil aux investisseurs Proxinvest. Une audience est prévue "fin février".

Carlos Ghosn et Renault semblent donc au tout début d'une longue bataille judiciaire. "J'ai des droits vis-à-vis de Nissan, vis-à-vis de Renault, qui n'ont pas été respectés, et je compte bien les réclamer en justice", avait prévenu Carlos Ghosn mercredi dernier lors d'une conférence de presse à Beyrouth. "On a dit qu'en janvier (2019), j'avais démissionné de Renault, ce qui est faux", a-t-il affirmé, parlant de "forfaiture".

Avec AFP

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