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Retraites: après le retrait de l'âge pivot, "il va falloir continuer à peser", estime Berger (CFDT)

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Paris (AFP)

Le retrait de l'âge pivot de la réforme des retraites, réclamé par la CFDT, n'est pas "la fin de l'histoire" et "il va falloir continuer à peser", notamment concernant les sources alternatives de financement, a déclaré lundi son secrétaire général, Laurent Berger, sur RTL.

"On est loin d'être à la fin de l'histoire sur ce système universel des retraites et il va falloir continuer à peser", a déclaré le leader syndical, reconnaissant qu'il n'avait "pas la solution de la sortie de crise" et qu'"il va falloir que chacun y mette du sien".

M. Berger avait salué comme une "victoire" dimanche le retrait annoncé la veille par le Premier ministre Edouard Philippe de la mesure de court terme d''âge pivot à 64 ans d'ici 2027, assorti d'un malus pour ceux qui partiraient plus tôt, même en ayant suffisamment cotisé.

Ce retrait sous conditions, réclamé par les syndicats réformistes dont la CFDT, "est extrêmement important en terme de justice sociale", a souligné M. Berger lundi.

Mais le gouvernement l'a assorti de l'obligation, à travers une conférence de financement, de trouver des solutions alternatives pour que le régime soit à l'équilibre en 2027. "On va discuter de tout, de tout, de tout", a insisté M. Berger, en insistant sur la nécessité de "mettre sur la table d'abord des chiffres" pour connaître "l'état du besoin de financement de notre système de retraites".

"Il faut sans doute interroger l'utilisation des réserves, elles sont sans doute en partie faites pour cela". On pourrait aussi "très bien imaginer dans le futur système universel (...) qu'il y ait une contribution supplémentaire" sur les hauts salaires.

Quant à prolonger la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS), il a estimé qu'il fallait "peut-être la garder pour une autre question extrêmement importante pour notre société, qui est la prise en charge de la dépendance".

Il a par ailleurs pointé la responsabilité des employeurs, dont il faudra "regarder la part de contribution", notamment "sur la question de la pénibilité, sur la question des seniors", car "si tous les salariés allaient au bout de leur carrière en étant en emploi, en termes de ressources et de dépenses sociales, ce ne serait pas exactement la situation d'aujourd'hui".

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