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D'Abidjan à Paris, retour sur le parcours de l'enfant retrouvé mort dans un train d'atterrissage

Laurent Barthélémy a été retrouvé mort, le 8 janvier 2020, dans le train d'atterrissage d'un avion Air France. Le garçon de 14 ans avait tenté de rejoindre clandestinement la France.
Laurent Barthélémy a été retrouvé mort, le 8 janvier 2020, dans le train d'atterrissage d'un avion Air France. Le garçon de 14 ans avait tenté de rejoindre clandestinement la France. © Capture écran France2

Comme des milliers d'Ivoiriens qui tentent l'émigration clandestine chaque année, Laurent Barthélémy a voulu rejoindre l'Europe sans prévenir ses parents. Aveuglé par ce rêve d'eldorado, le garçon de 14 ans a été retrouvé mort le 8 janvier dans le train d'atterrissage d'un avion, à l'aéroport parisien de Roissy. Pour sa famille, son départ est incompréhensible. 

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Il s'appelait Laurent Barthélémy Ani Guibahi. Il avait 14 ans et rêvait d'exil. Le jeune Ivoirien a été retrouvé mort, mercredi 8 janvier, à l'aéroport parisien de Roissy, dans le train d'atterrissage d'un avion, à 5 000 kilomètres de chez lui. Pour sa famille et ses proches, le choc est difficile à surmonter. 

"On me dit que mon enfant est retrouvé en France. C'est presque une folie. Imaginez un enfant que vous laissez à la maison...", témoigne son père, en s'effondrant en larmes. 

L’adolescent a voulu rallier l’Europe à tout prix. Alors, le 6 janvier, il quitte Yopougon, le quartier pauvre d'Abidjan où il a grandi, sans prévenir ses parents. Au lieu de se rendre à l'école, il parcourt à pied les 30 kilomètres qui le séparent de l'aéroport, escalade les barrières de sécurité et s'agrippe au train d'aterrissage d'un Boeing 777 d'Air France qui s'apprête à décoller en direction de la France. Aveuglé par son rêve d’eldorado, il n’imaginait pas que le froid et l’altitude le tueraient. Son corps est découvert sept heures plus tard à Roissy.

"Il aimait beaucoup parler des pays, de l'Allemagne, l'Espagne, la France. Il parlait de la tour Eiffel et il avait dit qu'il voulait la voir, un jour", confie l'un de ses amis.  

Au lycée Simone Gbagbo de Yopougon, l'équipe pédagogique est sous le choc. Un hommage lui a été rendu devant les 7 000 élèves. "Le bonheur, c'est pas toujours ailleurs. Le bonheur peut être ici", tente de convaincre le directeur. Chaque année, des milliers d'Ivoiriens tentent comme Laurent Barthélémy d'émigrer clandestinement.

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