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Dans la presse

"La révolution tunisienne, une épopée inachevée"

La Tunisie commémore le neuvième anniversaire de la révolution
La Tunisie commémore le neuvième anniversaire de la révolution © France 24

Dans la presse ce mardi 14 janvier : le neuvième anniversaire de la révolution tunisienne, commémoré avec amertume par la presse nationale. L’inquiétude des Philippins face à l’éruption peut-être imminente du volcan Taal. Un rapport alarmant sur le réchauffement des océans. Et la suite du feuilleton du prince Harry au Royaume-Uni.

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Le 14 janvier 2011, le président Ben Ali était chassé du pouvoir en Tunisie. Neuf ans après, le journal tunisien La Presse évoque une épopée «inachevée», «neuf années de révolution, jalonnées d’avancées politiques qui font de la Tunisie un modèle en matière de transition démocratique dans le monde arabe. Sauf que ces réalisations ont été accompagnées par des échecs d’une ampleur sans précédent sur le plan économique et social», d’après le quotidien, qui voit «se creuser, de jour en jour, le fossé entre les Tunisiens, sur fond d’incapacité et d’incompétence d’une élite politique préoccupée plutôt par ses propres intérêts». «En renversant le régime (de Ben Ali), les Tunisiens voulaient essentiellement plus de justice sociale», écrit le journal, en accusant la classe politique de ne pas avoir eu «l’intelligence de comprendre le message». Cette critique est partagée par le quotidien tunisien arabophone Assabah, qui se souvient que la révolution de 2011 était une révolution «pour la dignité», et demande à ce que cette exigence soit respectée. Le journal fait état d’un sondage selon lequel 90% des jeunes Tunisiens considèrent que la scène politique issue de la révolution ne les représente pas. Toujours selon le quotidien Assabah, cette défiance serait la manifestation d’une crise qui nourrit beaucoup de perplexité et de craintes, tandis que laTunisie est sans gouvernement depuis trois mois.

Dans la presse également, l’inquiétude des Philippins face à l’éruption attendue du volcan Taal, sur l’île de Luzon, à une soixantaine de kilomètres de la capitale, Manille. D’après The Manila Bulletin, le volcan, entré en phase d’activité intense depuis dimanche, a commencé à cracher de la lave et du feu. Des phénomènes qui font redouter une éruption imminente, selon l’institut philippin de volcanologie. Les autorités ont ordonné l’évacuation de près de 20 000 personnes. The Philippine Daily Inquirer fait état d’un sauve-qui-peut chaotique : les habitants évacués disent devoir se débrouiller seuls et accusent le gouvernement de ne pas leur venir en aide. Certains d’entre eux se plaignent notamment du manque de masques pour se protéger des fumées toxiques ou de leur prix exorbitant. Dans le sud-est de l’île de Luzon, dans la province de Batangas, l’état de catastrophe naturelle a été déclaré après une explosion phréatique. Les vulcanologues cités par The Philippine Star disent craindre désormais la survenue d’«un tsunami volcanique» susceptible d’engloutir totalement les zones autour du volcan. D’après les scientifiques, l’éruption du volcan Taal, si elle survient, pourrait durer des mois, voire des années. Une prévision toutefois difficile à établir, selon The Manila Times, qui rapporte que son éruption n’avait duré que trois jours en 1911, contre 7 mois, en 1754.

À la rubrique environnement, toujours : ces conclusions alarmantes d’une étude réalisée par un groupe de scientifiques international sur le réchauffement record des océans l'année dernière. Selon ses auteurs, la température des océans aurait augmenté de 0,075 degrés Celsius en 2019 en raison du réchauffement climatique. Une hausse qui peut paraître minime, mais qui équivaut à l’explosion de 394 millions de bombes d’Hiroshima, soit «5 bombes d’Hiroshima, à chaque seconde, de jour comme de nuit, 365 jours par an», selon John Abraham. Ce chercheur spécialisé dans les sciences thermiques, cité par Vice, a contribué à cette étude, et explique que la montée de la température des océans a à son tour pour conséquence de réduire la quantité d’oxygène présente dans l’eau, la hausse du niveau des mers, et l’augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes tels que les inondations et les feux de brousse – comme en témoignent les feux extrêmement violents qui ont frappé l’Amazonie, la Californie et l’Australie en 2019.

Un mot, pour terminer, de la réunion familiale convoquée hier par la reine Elisabeth, au Royaume-Uni, après l’annonce du prince Harry et de sa femme Meghan de se mettre en retrait de leurs obligations. Le feuilleton Harry captive la presse outre-Manche, comme en témoignent toutes les Unes consacrées au «sommet de Sandringham» qui a réuni hier toute la famille royale. Dans un communiqué, la reine Elisabeth annonce soutenir entièrement le désir d’Harry et Meghan de créer une nouvelle vie ». «Harry et Meghan ont été clairs sur le fait qu’ils ne veulent pas dépendre des fonds publics» et un accord a été trouvé sur «une période de transition» durant laquelle ils vivront entre le Royaume-Uni et le Canada, fait savoir la souveraine. Cette décision émeut la presse britannique. «Avec grâce, la reine accorde à Harry ce qu’il veut» : The Daily Express en aurait presque les larmes aux yeux. «Tu peux suivre ton propre chemin», titre le gratuit Metro, sur fond de bisou de la reine au prince Harry. Les dessinateurs de presse, eux, sont plus sarcastiques. Martin Rowson, pour The Guardian, montre la reine sous les traits d’un dinosaure, tout comme son époux le prince Philippe, et son fils, le prince Charles. Elle s’adresse à son petit-fils : «Harry, chéri, viens me voir et explique-moi de nouveau quel est le problème de ta femme avec notre famille »…

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