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Dans la presse

"Le service public, parent pauvre de la macronie gestionnaire"

Lettre ouverte des cadres hospitaliers à la ministre de la Santé
Lettre ouverte des cadres hospitaliers à la ministre de la Santé © France 24

À la Une la presse ce mardi 14 janvier : l’inquiétude des Philippins face à l’éruption attendue du volcan Taal. Un accord de trêve russo-turc proposé aux belligérants en Libye. La poursuite de la mobilisation contre la réforme des retraites en France, et celle des cadres des hôpitaux publics. Et la suite du feuilleton du prince Harry au Royaume-Uni.

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À la Une de la presse, ce matin, l’inquiétude des Philippins face à l’éruption attendue du volcan Taal, sur l’île de Luzon, à une soixantaine de kilomètres de la capitale, Manille.

D’après The Manila Bulletin, le volcan, entré en phase d’activité intense depuis dimanche, a commencé à cracher de la lave et du feu. Des phénomènes qui font redouter une éruption imminente, selon l’institut philippin de volcanologie, et qui ont amené les autorités à ordonner l’évacuation de près de 20 000 personnes. The Philippine Daily Inquirer fait état d’un sauve-qui-peut chaotique, les habitants évacués disant devoir se débrouiller seuls et accusant le gouvernement de ne pas leur venir en aide, certains d’entre eux se plaignant notamment du manque de masques pour se protéger des fumées toxiques ou de leur prix exorbitant. Dans le sud-est de l’île de Luzon, dans la province de Batangas, l’état de catastrophe naturelle a été déclaré après une explosion phréatique. Les vulcanologues cités par The Philippine Star disent craindre désormais la survenue d’«un tsunami volcanique», susceptible d’engloutir totalement les zones autour du volcan. D’après les scientifiques, l’éruption du volcan Taal, si elle survient, pourrait durer des mois, voire des années. Une prévision toutefois difficile à établir, selon The Manila Times, qui rapporte que son éruption n’avait duré que trois jours en 1911, contre 7 mois en 1754.

À la Une également, les négociations, à Moscou, sur la trêve en Libye décrétée par la Russie et la Turquie. Le journal russe Kommersant annonce que les discussions entre le ministre turc des affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, et son homologue russe, Serguei Lavrov, ont abouti à un accord de cessez-le-feu soumis au chef du gouvernement d’union nationale, Fayez el-Sarraj, et à l’homme fort de l’est de la Lybie, le maréchal Khalifa Haftar. Tous deux se sont rendus dans la capitale russe. Le quotidien évoque des «progrès» dans les négociations, mais précise que seul Fayez el-Sarraj a pour le moment signé l’accord de trêve proposé par Moscou et Ankara, Khalifa Haftar disant réserver sa réponse pour ce matin. En attendant, le président turc Recep Tayip Erdogan, cité par le quotidien Türkiye, a présenté le cessez-le-feu russo-turc comme «une mesure temporaire», «à défaut d’une solution stable et commune proposée par la communauté internationale», sous l’égide de laquelle une conférence pour la paix en Libye est prévue prochainement à Berlin.

En France, la mobilisation contre la réforme des retraites se poursuit, malgré le retrait provisoire de l’âge-pivot consenti par le gouvernement. Les Echos évoquent «une mobilisation de terrain qui reste forte», avec des trains à l’arrêt et des tribunaux bloqués. Une situation qui aurait amené le gouvernement à se lancer dans une «opération de déminage», notamment vis-à-vis des enseignants, qui pourraient voir leur carrière revalorisée dès 2022 via une prime générale. Mais la série de gestes proposés par l’exécutif laisse sur leur faim une partie des syndicats, qui réclament toujours le retrait pur et simple de la réforme et organisent aujourd’hui une nouvelle journée d’action. «L’enfumage du gouvernement ne marchera pas !», défie L’Humanité.

Toujours en France, les chefs de service hospitaliers se mobilisent également, exigeant une réforme «urgente» de l’hôpital. Dans une lettre adressée à la ministre de la Santé Agnès Buzyn, et publiée par Libération, plus de 1—200 d’entre eux annoncent leur décision de démissionner de leur fonction d’encadrement si des négociations ne sont pas engagées pour réformer l’hôpital en profondeur. «Un acte inédit, spectaculaire, dérangeant», selon le quotidien, qui explique que ces cadres entendent dénoncer ainsi «les conditions de travail au sein des établissements publics». Le journal dénonce «une macronie gestionnaire qui prône sans cesse l’adaptation aux contraintes, où «le service public fait figure de parent pauvre symbolique». « Vigilance financière, rationalisation, compétitivité : ces mots d’ordre font passer au second plan les valeurs de dévouement, de désintéressement, de noblesse du métier sans lesquelles ceux qui sont au service des autres finissent par perdre le sens de leur mission», critique Libé.

Un mot, pour terminer, de la réunion familiale convoquée hier par la reine Elisabeth, au Royaume-Uni, après l’annonce du prince Harry et de sa femme Meghan de se mettre en retrait de leurs obligations. Le feuilleton Harry captive la presse outre-Manche, comme en témoignent toutes les Unes consacrées au «sommet de Sandringham» qui a réuni hier toute la famille royale. Dans un communiqué, la reine Elisabeth annonce soutenir entièrement le désir d’Harry et Meghan de créer une nouvelle vie. «Harry et Meghan ont été clairs sur le fait qu’ils ne veulent pas dépendre des fonds publics» et un accord a été trouvé sur «une période de transition» durant laquelle ils vivront entre le Royaume-Uni et le Canada, fait savoir la souveraine. Cette décision émeut la presse britannique. «Avec grâce, la reine accorde à Harry ce qu’il veut» : The Daily Express en aurait presque les larmes aux yeux. «Tu peux suivre ton propre chemin», titre le gratuit Metro, sur fond de bisou de la reine au prince Harry. Les dessinateurs de presse, eux, sont plus sarcastiques. Martin Rowson, pour The Guardian, montre la reine sous les traits d’un dinosaure, tout comme son époux le prince Philippe et son fils, le prince Charles. Elle s’adresse à son petit-fils : «Harry, chéri, viens me voir et explique-moi de nouveau précisément quel est le problème de ta femme avec notre famille»...

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