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Les États-Unis n'accusent plus la Chine de manipuler sa monnaie

Image d'illustration.
Image d'illustration. © Johannes Eisele, AFP

Washington ne considère plus que Pékin manipule le yuan mais maintient sa surveillance, à deux jours de la signature attendue d'un accord commercial partiel entre les deux premières économies mondiales.

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Les États-Unis ne considèrent la Chine plus comme un État manipulateur de devises, a annoncé lundi 13 janvier le département du Trésor. Cette décision intervient alors qu'une délégation chinoise de haut rang arrive à Washington pour signer mercredi la "phase 1" de cet accord censé mettre un terme à 18 mois de guerre commerciale.

Dans son rapport semestriel, le département du Trésor juge que la Chine a pris dans ce cadre des "engagements exécutoires pour s'abstenir de toute dévaluation compétitive" du yuan. Dans ces conditions, ajoute le Trésor, la Chine "ne doit plus être désignée comme un manipulateur de devise".

Washington estime cependant que la Chine doit prendre des mesures nécessaires pour éviter que le yuan reste une monnaie "durablement faible". La Chine reste par ailleurs sur une liste de 10 pays à surveiller, en compagnie de la Suisse, qui vient rejoindre l'Allemagne, la Corée du sud, l'Irlande, l'Italie, le Japon la Malaisie, Singapour et le Vietnam, précise le document publié par le Trésor.

"Abdication"

Le chef de file des démocrates au Sénat Chuck Schumer, détracteur de la politique monétaire et commerciale de la Chine, a fustigé ce qu'il qualifie d'"abdication" de l'administration Trump. "La Chine est un manipulateur de devise, c'est un fait. Malheureusement, le président Trump préfère céder au président Xi (Jinping) que de rester sur une ligne dure face à la Chine", a-t-il réagi.

Les accusations de manipulation de sa devise par la Chine ont été un sujet de tension récurrent avec les États-Unis bien avant l'administration Trump et un président qui se focalise sur la question de la valeur du dollar et du déséquilibre commercial. Mais l'administration Trump a été la première, depuis 1994, à franchir le pas et à formellement accuser Pékin de manipulation.

Selon la loi américaine, une telle accusation force les deux parties à négocier. En cas de désaccord, Washington peut imposer des tarifs douaniers punitifs pour compenser l'avantage compétitif que donne une monnaie faible. En l'espèce, le geste a eu surtout une portée symbolique : Donald Trump avait déjà imposé des tarifs douaniers punitifs sur des centaines de milliards de dollars d'importations pour forcer les Chinois à venir à la table des négociations.

Avec AFP et Reuters

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