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Tennis : la grogne monte à l'Open d'Australie face aux conséquences des incendies

L’Australie est frappée par de gigantesques incendies.
L’Australie est frappée par de gigantesques incendies. © William West, AFP

Alors que les qualifications de l'Open d'Australie ont débuté dans des conditions déplorables, en raison des incendies qui ravagent le pays, plusieurs joueuses et joueurs ont lancé un cri d'alerte sur les réseaux sociaux. Ils en appellent à la responsabilité de l'organisation face à la menace.

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L'image de la joueuse slovène Dalila Jakupovic quittant l'un des courts de l'Open d'Australie, mardi 14 janvier, n'a pas tardé à faire le tour des réseaux sociaux. La 180e joueuse mondiale, qui figurait en bonne position pour rejoindre le deuxième tour des qualifications, a finalement été contrainte à l'abandon, terrassée par une succession de quinte de toux. "J'ai vraiment eu peur de m'évanouir [...] Ce n'est pas sain pour nous", avait-elle déclaré après avoir retrouvé ses esprits, en référence à l'épisode de pollution alarmant que subit la ville de Melbourne, alors que l'Australie lutte toujours contre de gigantesques incendies. Un niveau qualifié de "dangereux" par les autorités locales, qui ont invité les habitants à rester cloîtrés chez eux, vitres fermées.

Pourtant, sur les courts du vénérable Open d'Australie, les prétendants au tableau final du premier Grand Chelem de l'année s'affairent, au mépris des recommandations. L'organisation, elle, continue d'assurer que le tournoi se déroulera comme prévu et se refuse pour le moment à communiquer sur d'éventuelles mesures d'urgence. Mais à six jours du début du tournoi, les voix commencent à s'élever sur le circuit, même si les cadors restent pour le moment discrets.

Dans ce contexte, la sortie d'Elina Svitolina, numéro 5 mondiale de la WTA, a connu un echo considérable. Dans une publication sur le réseau social Twitter, la tête d'affiche s'insurge : "Pourquoi avons-nous besoin d'attendre qu'il se passe quelque chose de grave pour réagir ?", martèle-t-elle, en accompagnant son message de relevés sur la qualité de l'air.
 


Svitolina, qui fait partie du gratin mondial du tennis, relaie de manière massive les inquiétudes de nombreux joueurs. Certains, engagés sur les qualifications, ont également pris la parole, comme la Luxembourgeoise Mandy Minella, 140e joueuse mondiale, ou l'ancien grand espoir du tennis américain Noah Rubin, 250e joueur à l'ATP. "Je ne comprends pas pourquoi ils se précipitent pour jouer aujourd'hui [mardi, NDLR]. Nous avons un samedi et un dimanche entiers pour conclure les qualifs' [...] Il y a des solutions", explique Minella.
 


Rubin, l'un des plus actifs, a déjà consacré plusieurs posts au sujet. Le plus édifiant reste tout de même celui-ci : "Terrifiant", assène-t-il, en relayant les images de l'abandon de Jakupovic.
 


La Belge Kirsten Flipkens, 34 ans et membre du Top 100 de la WTA, ne masque pas non plus son mécontentement. Sur Twitter, elle s'adresse même directement à la direction de l'Open d'Australie : "Avez-vous pensé aux conséquences sur notre santé ? Sur le long terme ?" Une question qui, pour l'heure, n'a pas eu de réponse.

Et face au silence de l'organisation, le contingent de joueurs inquiets s'épaissit. Plusieurs représentants du tennis français, par exemple, ont également fait part de leurs états d'âme, parmi lesquels Alizé Cornet, Gilles Simon ou encore Lucas Pouille. Avec, souvent, un ton qui en dit long sur leurs espoirs d'être entendus.
 

 

 


Pour l'heure, la situation n'a pas évolué : le tableau principal de l'Open d'Australie 2020 se tiendra du 20 janvier au 2 février, à Melbourne.

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