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Rassemblements étudiants, axes routiers coupés : nouvelle journée de colère au Liban

Des manifestants libanais brûlent des pneus lors d'une manifestation contre le gouvernement à Tripoli, au nord du pays, le 14 janvier 2020, pour dénoncer l'impasse politique et une crise économique paralysante.
Des manifestants libanais brûlent des pneus lors d'une manifestation contre le gouvernement à Tripoli, au nord du pays, le 14 janvier 2020, pour dénoncer l'impasse politique et une crise économique paralysante. © Ibrahim Chalhoub, AFP

Les Libanais sont retournés dans la rue, mardi, pour protester contre le retard que prend la formation d'un nouveau gouvernement et dénoncer, une fois encore, la crise économique. Les axes routiers sont coupés dans plusieurs villes du pays et des pneus incendiés. 

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90e jour de contestation au Liban. À Beyrouth, Tripoli ou Hasbaya, des manifestants anti-gouvernementaux sont redescendus dans la rue, mardi 14 janvier, sous le slogan "la semaine de la colère". Ils réclament depuis le 17 octobre le départ de la classe dirigeante accusée de corruption et d'incompétence et appellent à formation immédiate d'un gouvernement de technocrates indépendants des partis au pouvoir   

Le Liban est sans gouvernement depuis la démission fin octobre du Premier ministre Saad Hariri, tandis qu'un nouveau cabinet peine à voir le jour depuis la désignation, le 19 décembre, du nouveau Premier ministre Hassan Diab. La situation économique et financière, quant à elle, reste précaire et n'a eu de cesse de se dégrader ces dernières semaines.  

Axes routiers coupés 

À Tripoli, Jdeideh ou Habsaya, des étudiants ont organisé des sit-in. Plusieurs axes routiers ont également été coupés à l'aide de bennes d'ordures et de pneus brûlés, selon des chaînes locales. Des colonnes de fumées provenant de pneus brûlés étaient visibles sur plusieurs axes routiers du pays. 

"Nous avons recommencé à fermer des routes parce que nous n'en pouvons plus", déplore Laila Youssef, une manifestante de 47 ans à Jdeideh, dans la banlieue nord de Beyrouth. "Ce que nous gagnons aujourd'hui ne suffit même pas pour acheter les produits de base", affirme cette mère de trois enfants.

Ces dernières semaines, les banques ont imposé des plafonds aux retraits, provoquant l'ire des déposants et des querelles, parfois musclées, dans certains établissements. Par ailleurs, une dévaluation d'environ 40 % de la monnaie nationale sur le marché parallèle a provoqué un bond des prix.

La Banque mondiale a averti en novembre que la moitié de la population pourrait sombrer dans la pauvreté. Le pays croule sous une dette avoisinant les 90 milliards de dollars, soit plus de 150 % du PIB. 

Avec AFP 

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