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Affaire Adèle Haenel : Christophe Ruggia mis en examen et placé sous contrôle judiciaire

Le réalisateur Christophe Ruggia (au centre) lors d’une conférence de presse à Paris, le 21 octobre 2015.
Le réalisateur Christophe Ruggia (au centre) lors d’une conférence de presse à Paris, le 21 octobre 2015. © François Guillot, AFP (archives)

Accusé d'attouchements sexuels sur l'actrice Adèle Haenel lorsqu'elle était adolescente, le réalisateur Christophe Ruggia, qui a été présenté à un juge d'instruction jeudi, a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire. Interpellé le 14 janvier, il a passé deux jours en garde à vue. 

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L'affaire suit son cours. Après deux jours de garde à vue, le réalisateur français Christophe Ruggia, qui a été présenté à un juge d'instruction, jeudi 16 janvier, a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire. Accusé de "harcèlement sexuel" par l'actrice Adèle Haenel, le cinéaste de 55 ans avait été interpellé, mardi matin, avant d'être placé en garde à vue pendant près de deux jours.

Le réalisateur est mis en examen pour "agressions sexuelles sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité sur la victime", a précisé le parquet. Une confrontation a eu lieu au cours de sa garde à vue, durant laquelle chacun a campé sur ses positions, avait indiqué auparavant à l'AFP une source proche du dossier.

Âgée de 12 à 15 ans

La comédienne de 31 ans, récompensée par deux César, affirme avoir été victime d'"attouchements" et de "harcèlement sexuel" quand elle était âgée de 12 à 15 ans. Ces agissements se seraient notamment produits durant le tournage du film "Les Diables" (2002) réalisé par Christophe Ruggia.

Après avoir témoigné auprès de Mediapart et refusé dans un premier temps de saisir la justice, Adèle Haenel avait finalement porté plainte, quelques jours après l'ouverture par le parquet de Paris d'une enquête pour "agressions sexuelles" sur mineure de moins de 15 ans "par personne ayant autorité", et "harcèlement sexuel".

Entendue par les enquêteurs le 26 novembre et le 2 décembre, elle avait alors expliqué dans un communiqué avoir décidé de "s'engage(r) activement dans cette procédure, considérant qu'il est de sa responsabilité de justiciable comme de personnalité publique d'y prendre part, au regard de la gravité des faits dénoncés et des conséquences pour chacun".

Christophe Ruggia, peu connu du grand public, s'est défendu à plusieurs reprises dans les médias, assurant par exemple avoir "commis l'erreur de jouer les pygmalions avec les malentendus et les entraves qu'une telle posture suscite".

Avec AFP

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