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Le nouvel accord de libre-échange nord-américain ratifié aux États-Unis

Le dôme du Capitole, qui abrite le Sénat américain.
Le dôme du Capitole, qui abrite le Sénat américain. © Tom Brenner, Reuters

C'était une promesse de campagne de Donald Trump : le nouvel accord de libre-échange nord-américain, négocié par les États-Unis avec le Mexique et le Canada, a été définitivement approuvé, jeudi, par le Congrès américain.

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Le nouvel accord de libre-échange, liant les États-Unis, le Mexique et le Canada (AEUMC), a été définitivement approuvé, jeudi 16 janvier, par le Congrès américain, avec 89 voix contre 10.

Le texte est une version modernisée de l'accord de libre-échange nord-américain (Aléna), entré en vigueur en 1994 et longtemps décrié par le président Donald Trump.

Le vote, que l'hôte de la Maison Blanche pourra revendiquer comme une nouvelle victoire économique,  a eu lieu moins de 24 heures après la signature d'un traité commercial "historique" avec la Chine. Le Canada et le Mexique représentent 40 % de la croissance de l'ensemble des exportations de marchandises américaines. Et le commerce avec les deux pays a atteint près de 1 400 milliards de dollars en 2018.

La Chambre des représentants, à majorité démocrate, avait consenti à donner son aval le 19 décembre 2019, à l'issue de longues discussions avec l'administration Trump et au prix de nombreux amendements au texte initial dévoilé fin 2018.

Une promesse électorale de Trump

L'AEUMC amendé a déjà été ratifié par le Mexique le 10 décembre. Le Canada devrait le ratifier dans les semaines qui viennent.

Avant même d'être élu, Donald Trump en campagne avait qualifié l'Aléna de "pire accord commercial de l'histoire" américaine et promis qu'il le renégocierait. Il le rendait responsable de la destruction de nombreux emplois américains du secteur automobile en raison de délocalisations massives au Mexique, où la main-d’œuvre est moins chère.

Les tractations avaient démarré en août 2017 quelques mois après son arrivée dans le Bureau ovale. Ottawa et Mexico avaient, eux, admis que cet accord, vieux d'un quart de siècle, conclu avant l'ère d'Internet et des problématiques environnementales, avait besoin d'une cure de jouvence.

À l'issue d'un marathon de négociations, parfois tendues, l'AEUMC avait été signé par les trois pays concernés, dans sa version initiale, fin novembre 2018. Mais les démocrates américains, sous la pression de la principale fédération syndicale du pays, avaient retoqué le texte, exigeant des amendements pour obtenir de Mexico des garanties sur sa réforme sociale sur l'emploi.

Un nouvel accord validé par les démocrates

L'Aléna a certes détruit des emplois aux États-Unis mais il a aussi créé une vaste zone de commerce sans droits de douane, facilitant les échanges de biens, services et personnes. Les études ont montré que dans l'ensemble, il a non seulement largement contribué à la croissance économique mais aussi à la hausse du niveau de vie de la population des trois pays membres.

Les milieux d'affaires des trois pays ont d'ailleurs maintes fois exhorté les décideurs à valider rapidement cet accord, crucial sur le plan économique.

À l'annonce de la signature en décembre, les démocrates avaient eux-mêmes estimé que l'AEUMC allait "dynamiser l'économie des États-Unis, soutenir les travailleurs américains, protéger l'environnement et améliorer l'accès à des médicaments à prix abordables".

L'entourage de Donald Trump avait, lui, estimé que cela couronnait la politique commerciale du président qui a opté pour la stratégie de pression maximale, à coups de tarifs douaniers punitifs, pour obtenir des accords.

Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin avait répété dimanche que l'AEUMC et l'accord avec la Chine doperaient la croissance américaine en 2020. Un atout incontestable en cette année électorale pour Donald Trump, qui brigue un second mandat.

Dans un tweet jeudi, Donald Trump a affirmé que les agriculteurs américains étaient "vraiment satisfaits du nouvel accord commercial avec la Chine et de l'accord qui sera signé prochainement avec le Mexique et le Canada".

Avant cela, le président sera confronté à son procès en destitution qui démarre la semaine prochaine.

Avec AFP


 

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