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La justice brésilienne ordonne la fermeture des sites des JO de Rio 2016

Le parc olympique de Rio, qui a accueilli de nombreuses épreuves des JO-2016.
Le parc olympique de Rio, qui a accueilli de nombreuses épreuves des JO-2016. © Adrian Dennis, AFP

Au Brésil, une décision de justice menace l'exploitation des sites construits pour les Jeux olympiques de Rio. La demande du parquet fédéral à l'origine de cette décision pointe du doigt le "manque de surveillance" d'installations fonctionnant "de façon précaire" et comportant jusqu'à "1 500 vices de construction".

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Pour Rio de Janeiro, l'héritage des Jeux de 2016 est de plus en plus lourd à porter. L'avenir des installations olympiques est désormais en suspens, après que la justice a ordonné leur fermeture, jusqu'à la présentation par la municipalité des certificats de sécurité pour leur fonctionnement. La mairie a annoncé qu'elle ferait appel de la décision, annoncée mercredi 15 janvier.

Dans sa décision consultée par l'AFP, le juge répond favorablement à une demande du parquet fédéral de Rio d'interdire la tenue d'événements dans les installations olympiques jusqu'à ce que la mairie présente les certificats.

Le juge explique avoir pris cette décision "pour préserver la sécurité de la population", car des "spectacles et concerts" y sont régulièrement organisés.

"Cette situation peut conduire à des tragédies"

Le Parc olympique de Rio a notamment accueilli fin septembre le méga festival Rock in Rio, qui a réuni plus de 700 000 personnes sur sept jours de concerts.

"Cette situation, provoquée par des sites abîmés par le manque de surveillance et par la présence de milliers de personnes, peut conduire à des tragédies", a écrit le magistrat. L'état de délabrement de certaines infrastructures était déjà pointé du doigt six mois après les Jeux.
 


Le procureur Leandro Mitidieri, en charge de l'affaire au Parquet fédéral de Rio, a notamment regretté le fait que les installations n'aient jamais obtenu les licences en bonne et due forme – des licences qui auraient dû être délivrées dès la fin du chantier.

"Il n'y a eu qu'une succession de licences provisoires. Ce n'est pas possible que cette situation perdure depuis plus de trois ans", a affirmé jeudi le procureur lors d'une conférence de presse.

1 500 vices de construction, selon le procureur

"Il faut en finir avec cette culture qui fait qu'on peut laisser fonctionner des installations de façon précaire, avec des licences provisoires, jusqu'à ce qu'il y ait une tragédie", a-t-il ajouté.

Le procureur faisait allusion à la mort en février 2019 de dix jeunes joueurs du centre de formation du club de football Flamengo lors de l'incendie de logements préfabriqués.

M. Mitidieri a également cité un rapport du ministère des Sports dressant une liste de "1 500 vices de constructions" des installations olympiques.

"Il y a notamment des fuites d'eau dans le court central de tennis, mais aussi des problèmes au niveau du toit du vélodrome, qui était censé être bâti avec un matériau non inflammable et a pris le feu deux fois", a-t-il rappelé.

Un lourd passif

Les infrastructures des Jeux de 2016, les premiers jamais tenus en Amérique du Sud, avaient été vivement critiquées pour leur coût faramineux, environ 12,5 milliards de dollars (11,2 milliards d'euros), et les scandales de corruption ayant entouré les chantiers.

Selon le parquet, l'entité fédérale responsable de la gestion des infrastructures des Jeux a "disparu en juin dernier, ce qui a contribué à l'état d'abandon des locaux, avec des vols de matériel et de câbles électriques".

La mesure touche notamment le Parc olympique de Barra da Tijuca, poumon des JO-2016 dans un quartier touristique de l'ouest de Rio où se trouvent entre autres les arènes multisports, le centre de tennis et le vélodrome.

Elle concerne également la région de Deodoro, quartier populaire à 40 kilomètres au nord de Copacabana qui avait accueilli des disciplines comme l'équitation, le rugby, le hockey sur gazon et le canoë-kayak.

Avec AFP

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