Le porte-avions Charles de Gaulle va rejoindre l'opération anti-EI au Moyen-Orient

Le porte-avions Charles de Gaulle, après sa rénovation ayant duré 18 mois, au large de Toulon, le 8 novembre 2018.
Le porte-avions Charles de Gaulle, après sa rénovation ayant duré 18 mois, au large de Toulon, le 8 novembre 2018. © Pool, AFP

Le porte-avions français Charles de Gaulle sera très prochainement déployé en Méditerranée orientale en soutien de la coalition internationale anti-groupe État islamique à l'œuvre au Moyen-Orient, a annoncé jeudi le président français Emmanuel Macron lors de ses vœux aux armées.

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Le porte-avions français Charles de Gaulle bientôt déployé au Moyen-Orient. C'est ce qu'a annoncé, jeudi 16 janvier, Emmanuel Macron lors de ses vœux aux armées.

"Le groupe aéronaval viendra soutenir l'opération Chammal [volet français de l'opération internationale Inherent Resolve, NDLR] de janvier à avril, avant de se déployer en Atlantique et en mer du Nord", a-t-il détaillé devant un parterre de militaires et d'élus sur la base aérienne 123 d'Orléans.

Le porte-avions "sera le cœur d'opérations combinées de plusieurs pays européens", a-t-il affirmé dans un discours prononcé devant deux avions de chasse Rafale, en précisant qu'"Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Espagne, Portugal et Grèce participeront à l'escorte du Charles de Gaulle au cours de sa mission".

Emmanuel Macron a souligné que "cette force européenne, tout comme notre déploiement Lynx dans les pays baltes, viendra renforcer le lien transatlantique et l'Otan, preuve supplémentaire que défense européenne et Otan sont les deux piliers d'un même édifice".

"La menace (du groupe État islamique) pèse toujours"

Le déploiement du Charles de Gaulle aura pour but de renforcer la coalition internationale qui combat le groupe État islamique. "Au Proche et Moyen-Orient, malgré les mutations de la région, nos forces engagées dans l'opération Chammal poursuivent les opérations de lutte contre Daech (...) dont la menace pèse toujours, sous une autre forme, larvée, plus insidieuse", a insisté le président français.

Emmanuel Macron a aussi lancé une pique à peine voilée aux pays qui, comme l'Allemagne et le Canada, ont retiré une partie de leur contingent d'Irak début janvier sur fond de tensions entre Téhéran et Washington. "La France, depuis le début, avec constance (...), elle, est restée avec détermination, avec courage", et "ceux qui se battent contre la menace terroriste, ceux qui la subissent, dans cette région, savent qui est là et qui reste".

La BA 123 d'Orléans, d'où s'exprimait le président français, est l'une des plus importantes bases aériennes de France, avec 2 200 personnels militaires et civils couvrant un large spectre d'activités, dont le transport aérien et les opérations spéciales.

Avant son discours, Emmanuel Macron a assisté à une démonstration de commando parachutiste engagé en opération extérieure, comme actuellement au Sahel, avant de se voir présenter la défense anti-aérienne des bases nucléaires et les outils de la lutte anti-drones.

En début d'après-midi, de 150 à 200 personnes ont manifesté contre la réforme des retraites à Bricy (Loiret), à quelques centaines de mètres de la base aérienne. "Monsieur Macron vient adresser ses voeux aux armées, il ne fait jamais ça pour les salariés. On lui montre qu'on est là", a déclaré l'un d'eux, François Compin, salarié à la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher).

Avec AFP

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