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À Paris, des manifestants perturbent une sortie d'Emmanuel Macron au théâtre

Des manifestants ont tenté d'entrer dans un théâtre où se trouvait Emmanuel Macron, le 18 janvier 2020.
Des manifestants ont tenté d'entrer dans un théâtre où se trouvait Emmanuel Macron, le 18 janvier 2020. © Capture d'écran France 24
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Des dizaines d'opposants à Emmanuel Macron ont tenté d'entrer, vendredi soir, dans le théâtre parisien des Bouffes du Nord où le président français passait la soirée avec son épouse. Les forces de l'ordre ont repoussé les manifestants et le chef de l'État a été "sécurisé".

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Une trentaine d'opposants à Emmanuel Macron et à la réforme des retraites se sont rassemblés, vendredi 17 janvier, devant le théâtre parisien des Bouffes du Nord où il passait la soirée en compagnie de son épouse, Brigitte Macron. Après avoir tenté d'y entrer, les manifestants ont été repoussés par les forces de l'ordre, selon des sources concordantes.

Selon l'entourage du couple présidentiel, des dizaines de personnes ont tenté d'entrer dans le théâtre. Le chef de l'État, qui assistait alors à une représentation, a été "sécurisé" pendant quelques minutes avant de pouvoir retourner voir la pièce jusqu'à la fin.

La Préfecture de police de Paris a confirmé que les manifestants n'étaient pas parvenus à entrer.

"Tous ensemble, grève générale"

Le président, qui aime sortir discrètement dans Paris pour aller au restaurant ou au théâtre, a quitté les lieux en voiture vers 22 h sous escorte policière.

Aux cris de "Tous ensemble, grève générale", les manifestants ont fait face pendant environ une heure à de nombreux policiers déployés devant l'établissement du 10e arrondissement de Paris.

Emmanuel et Brigitte Macron assistaient à une représentation de "La Mouche" quand le journaliste et militant Taha Bouhafs, assis trois rangs derrière, a twitté des photos qui ont incité des militants à venir perturber le spectacle, selon un proche du président.


"Dans quel régime sommes-nous..."

"On était à l'université Paris 7 pour une université populaire, quelqu'un a reçu un message indiquant que Macron était là, donc on est venus pour montrer qu'on est présents, qu'il y a une contestation contre la réforme des retraites, mais pas seulement", a expliqué Arthur Knight, l'un des manifestants.

De son côté, l'entourage du président a affirmé que celui-ci "continuera à se rendre à des représentations théâtrales comme il en a l'habitude. Il veillera à défendre la liberté de création, afin qu'elle ne soit pas perturbée par des actions politiques violentes."

Taha Bouhafs a été interpellé à l'issue de la représentation. Selon une source judicaire, le journaliste de 22 ans a été placé en garde à vue pour "participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations". À l'issue de celle-ci, il a été déféré devant un juge d'instruction chargé de poursuivre l'enquête.

Le parquet de Paris a décidé d'ouvrir une information judiciaire pour "participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations" et "organisation d'une manifestation non-déclarée", selon une source judiciaire contactée par l'AFP.

Taha Bouhafs est ressorti libre samedi soir sans être mis en examen, a appris l'AFP auprès de son avocat. À ce stade, la juge d'instruction a toutefois décidé de placer Taha Bouhafs sous le statut de témoin assisté, intermédiaire entre la mise en examen et le statut de témoin simple.

"Les auteurs de ces agressions sèment la violence et la discorde. Nous les ferons reculer par le rassemblement des Français et la solidarité", a réagi le patron des députés LREM, Gilles Le Gendre.

Quant au député Insoumis Éric Coquerel, celui-ci a accusé : "Dans quel régime sommes-nous pour qu'un président, furieux que des manifestants le conspuent à l'extérieur d'un théâtre, fasse arrêter un journaliste qui s'y trouvait et qui avait osé communiquer sur sa présence ? #monarchie #liberezTaha"

Connu pour avoir filmé Alexandre Benalla en train de violenter un couple à Paris le 1er mai 2018, Taha Bouhafs avait déjà été placé en garde à vue en juin alors qu'il couvrait une manifestation en banlieue parisienne, s'attirant le soutien d'une partie de la profession. Il doit être jugé le 22 février à Créteil pour "outrage et rébellion".

Peu visible en public depuis des semaines, Emmanuel Macron n'a pas fait de bain de foule depuis son passage à Amiens les 21 et 22 novembre, avant la réforme des retraites.

Vendredi, au 44e jour de grève contre cette réforme, plusieurs autres actions ciblées ont été menées par les opposants. Parmi elles, une intrusion au siège de la CFDT, favorable au système universel de retraite par points dénoncé par les grévistes, et le blocage de l'entrée de la pyramide du Louvre.

Avec AFP

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