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Des milliers de migrants aux portes du Mexique, le président leur offre 4 000 emplois

Au Mexique, le passage de migrants ne s'est pas tari en dépit des mesures mises en place par le gouvernement, conformément à l'engagement pris avec l'administration américaine.
Au Mexique, le passage de migrants ne s'est pas tari en dépit des mesures mises en place par le gouvernement, conformément à l'engagement pris avec l'administration américaine. © Johan Ordonez, AFP

Alors qu'une caravane de migrants honduriens et salvadoriens approchait vendredi de la frontière mexicaine, où la sécurité a été renforcée, le président mexicain leur a proposé 4 000 emplois dans le sud du pays.

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Déterminés à atteindre les États-Unis, des centaines de migrants honduriens approchaient, vendredi 17 janvier, de la frontière entre le Guatemala et le Mexique, laissant derrière eux la pauvreté et la violence qui minent leur pays.

Ces migrants, parmi lesquels se trouvent parfois des enfants, font partie d'une caravane comptant 3 543 personnes, partie mardi soir de la ville hondurienne de San Pedro Sula (nord), a indiqué Alejandra Mena, porte-parole de l'Institut guatémaltèque des migrations.

À pied ou à bord de camions et d'autobus, en dépit de l'avertissement du nouveau président du Guatemala, Alejandro Giammattei, que le Mexique ne les laisserait pas entrer, ils avaient franchi mercredi la frontière avec le Guatemala.

"L'objectif, c'est les États-Unis"

Depuis 2019, le Mexique a déployé à ses frontières plusieurs milliers d'hommes de la Garde nationale afin de contenir la vague de migrants qui cherchent à atteindre les États-Unis, une mesure critiquée par les organisations de protection des droits de l'Homme.

Vendredi, le président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, a offert 4 000 emplois dans le Sud aux migrants de la caravane se dirigeant vers son pays, précisant qu'une partie pourrait aussi être attribuée à des Mexicains.


L'objectif de la caravane "est que nous puissions tous passer la frontière, peu importe comment. L'objectif, c'est les États-Unis", a expliqué à l'AFP l'un des migrants, Luis Orellana, 24 ans, parti du village de Quetzaltepeque (est du Guatemala).

"Quoi qu'il arrive, nous passerons parce que nous refusons que nos efforts restent vains", a ajouté Karen Carcamo, 18 ans, qui fuit le chômage. Une autre migrante, Kenia Caceres, 36 ans, a expliqué avoir fui la violence au Honduras avec ses deux filles de 13 et 16 ans, dont l'une a été enlevée et violée par un membre de gang.

Renforcement de la sécurité à la frontière sud

Avant l'arrivée de cette nouvelle caravane, le gouvernement mexicain a toutefois annoncé, vendredi, renforcer la sécurité à sa frontière sud.

Environ 200 agents supplémentaires de la Garde nationale ont commencé à arriver à Ciudad Hidalgo, une des principales villes frontalières.

De l'autre côté de la frontière, dans la ville guatémaltèque de Tecún Uman, les participants à cette caravane attendaient l'arrivée d'autres groupes de migrants pour ensuite passer au Mexique et tenter de gagner les États-Unis.

Au Honduras, plusieurs caravanes se sont formées depuis un an et demi. La première, partie le 14 octobre 2018, regroupait plus de 2 000 personnes qui s'étaient mises en marche vers le nord dans l'espoir d'entrer aux États-Unis.

Au moins trois autres caravanes, moins importantes, avaient suivi au cours du premier trimestre de 2019. Le phénomène s'était ensuite arrêté en raison du déploiement de militaires à la frontière par le président américain, Donald Trump.

Ce dernier a en effet imposé des accords migratoires au Salvador, au Guatemala et au Mexique sur les demandes d'asile, visant à freiner l'immigration illégale.

Mais en dépit des mesures mises en place par le gouvernement mexicain conformément à l'engagement pris avec l'administration américaine, le passage de migrants ne s'est pas tari dans le pays.

Avec AFP

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