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Symbole du luxe français, Jean Paul Gaultier dit adieu aux défilés haute couture

Le couturier Jean Paul Gaultier, l'un des symboles du luxe français, fera ses adieux aux défilés haute couture, le 22 janvier 2020, pour se lancer dans un "nouveau projet" avec sa maison.
Le couturier Jean Paul Gaultier, l'un des symboles du luxe français, fera ses adieux aux défilés haute couture, le 22 janvier 2020, pour se lancer dans un "nouveau projet" avec sa maison. © François Guillot, AFP

Icône de la mode, le couturier français Jean Paul Gaultier a annoncé, vendredi, faire ses adieux aux défilés haute couture. Le dernier aura lieu mercredi à Paris, à l'occasion de ses 50 ans de carrière.

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"Le 22 janvier 2020, je fêterai mes 50 ans de carrière dans la mode avec un grand défilé-show haute couture, au théâtre du Châtelet. Ce sera aussi mon dernier défilé", a annoncé, vendredi 17 janvier, le couturier dans une vidéo publiée sur son compte officiel Twitter.

L'icône de la mode Jean Paul Gaultier, qui en 50 ans a révolutionné les codes vestimentaires et est devenu l'un des symboles du luxe français, fera mercredi à Paris ses adieux aux défilés haute couture pour se lancer dans un "nouveau projet" avec sa maison.

"Mais rassurez-vous, la maison de couture Gaultier Paris continue, avec un nouveau projet dont je suis l'instigateur et qui vous sera révélé prochainement", a-t-il ajouté, sans plus de précisions.
 


Cette annonce intervient en pleine Semaine de la mode parisienne (Fashion Week), juste avant l'ouverture des défilés haute couture qui prendront, à partir de lundi, le relais des défilés homme.

Âgé de 67 ans, le créateur français, qui avait fait ses débuts notamment auprès de Pierre Cardin, est une figure incontournable dans le monde de la couture, connu pour avoir bousculé les codes vestimentaires dans les années 1980 au point d'être qualifié d'iconoclaste.

Il est notamment l'auteur de créations devenues cultes comme le bustier à bonnets coniques porté par Madonna, ou son célèbre pull marin et ses marinières, un souvenir de sa grand-mère "qui l'habillait en bleu".

"L'enfant terrible de la mode"

Dans les années 1980, il passe une petite annonce dans le journal Libération : "Créateur non conforme cherche mannequins atypiques. Gueules cassées ne pas s'abstenir." Il crée ainsi la révolution en étant l'un des premiers à faire défiler des mannequins seniors et des femmes en surpoids ou tatouées.

Lors de la Semaine de la mode à Paris en juillet 2014, il invite à défiler la drag queen barbue Conchita Wurst, gagnante de l'Eurovision, ainsi qu'une femme enceinte dans une robe de mariée.

"Dès votre première collection en 1976, vous avez remis en cause les critères du goût et du mauvais goût. Vous avez choqué, dérangé et agacé en vous amusant à brouiller les pistes avec une garde-robe ambivalente et interchangeable", lui lançait Pierre Cardin en 2001 en lui remettant la Légion d'honneur.

Fils de comptable, Jean Paul Gaultier a grandi à Arcueil (Val-de-Marne), près de Paris, et a été initié tout petit à la couture par sa grand-mère, esthéticienne. Dès 1984, alors qu'il crée des jupes pour hommes, il défend son projet, arguant qu'"un homme ne porte pas sa masculinité sur ses vêtements, sa virilité est dans sa tête".

Considéré dans le passé comme "l'enfant terrible de la mode", son nom est devenu une vitrine du luxe français, grâce notamment à sa ligne de parfums lancée en 1991.

Coup de jeune pour Hermès

Son arrivée, en 2003, chez Hermès, jusque là temple officiel du luxe classique et discret, bouscule le milieu de la mode. Jean Paul Gaultier réussit à lui donner un sérieux coup de jeune en apportant fantaisie et fraîcheur, tout en restant dans ses codes.

En 2018 il annonçait renoncer à la fourrure, un "geste fort" salué alors par les associations pour la protection des animaux. Il avait alors précisé à l'AFP préférer désormais la voie du recyclage.

"Il faut recycler les vêtements, ce que j'ai fait depuis mes débuts. Dans ma première collection, j'ai recyclé des vieux jeans, des trucs en camouflage, je les ai coupés dans tous les sens. Je trouve qu'avec la fourrure, on peut faire la même chose", disait celui qui avait raconté son parcours dans une revue haute en couleurs l'an dernier aux Folies Bergère.

Avec AFP
  

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