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Les opposants à la PMA de nouveau dans la rue avant l'examen de la loi bioéthique au Sénat

Un manifestant tient une pancarte anti-PMA lors d'une manifestation à Paris, le 19 janvier 2020.
Un manifestant tient une pancarte anti-PMA lors d'une manifestation à Paris, le 19 janvier 2020. © Christophe, Archambault, AFP

Des dizaines de milliers d'opposants à l'ouverture de la PMA à toutes les femmes ont défilé de nouveau, dimanche, à Paris, à l'avant-veille de l'examen au Sénat du projet de loi bioéthique.

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Quelque 26 000 opposants à l'ouverture de la PMA à toutes les femmes ont défilé, dimanche 19 janvier, à Paris, selon un comptage du cabinet Occurrence. C'est presque trois fois moins que lors du précédent rassemblement, le 6 octobre, qui avait réuni 74 500 personnes dans les rues de la capitale, avant le vote du texte par l'Assemblée nationale, selon le comptage de ce cabinet indépendant.

La préfecture de police de Paris a annoncé, quant à elle, avoir comptabilisé 41 000 manifestants, soit presque autant que le 6 octobre où elle chiffrait la participation à 42 000 personnes.

La foule rouge et verte a commencé sa marche, dimanche, en début d'après-midi, depuis le pont de l'Alma, à l'appel du collectif "Marchons Enfants !" qui réunit 22 associations – dont la Manif pour tous. "Liberté, égalité, paternité", "Il est où papa ? Au rayon surgelé", "Mère 1, mère 2, où est la parité?", pouvait-on lire sur plusieurs affiches.

Ce public principalement familial, venu de toute la France, a rejoint la place de l'Opéra dans l'après-midi sous un soleil d'hiver.

"Nous sommes là pour réclamer le retrait de ce projet de loi antiéthique [...] ce qui permettra de le réécrire sur des bases de fraternité, solidarité, de respect de l'être humain", a déclaré la présidente de la Manif pour tous, Ludovine de la Rochère, avant le départ de la manifestation. "La PMA sans père ferait des orphelins de père", a-t-elle mis en garde, condamnant "la création d'une filiation d'intention qui ne correspond à rien".

Le collectif "Marchons Enfants!" n'exclut pas d'autres manifestations

Les sénateurs, qui examinent le projet de loi bioéthique à partir de mardi, ont déjà adopté le texte en commission spéciale le 8 janvier, dont l'article 1 sur la PMA, malgré l'hostilité d'une partie de la droite, majoritaire au palais du Luxembourg.

"On a beaucoup mis en avant la PMA, mais ça a occulté l'ensemble des dérives" contenues dans la réforme, a souligné Pascale Morinière, présidente des Associations familiales catholiques (AFC). Citant les embryons transgéniques ou chimères et la recherche sur l'embryon autorisée jusqu'à 21 jours, elle a appelé à déclarer "un état d'urgence bioéthique", estimant qu'"une ligne rouge [était] franchie".

"Tout ce qui est proposé va amener une commercialisation du vivant", a mis en garde Patrice Obert, le président des Poissons roses, une formation politique de chrétiens de gauche.

Dans les rangs des manifestants, beaucoup ont déjà manifesté contre le mariage pour tous en 2013.

Le collectif "Marchons Enfants !" n'exclut pas d'autres manifestations "dans les prochaines semaines", en cas de statu quo du texte et de "non-ouverture d'un dialogue".

Ce qui semble exclu, comme l'a rappelé sur France Inter le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, juste avant la manifestation : "Le programme du gouvernement est clair et ne déviera pas".

Avec AFP

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