Accéder au contenu principal

Bolivie : depuis son exil argentin, Evo Morales désigne son candidat à la présidentielle

L'ancien président bolivien Evo Morales et son ancien ministre de l'Économie, Luis Arce, le 23 octobre 2012, à La Paz.
L'ancien président bolivien Evo Morales et son ancien ministre de l'Économie, Luis Arce, le 23 octobre 2012, à La Paz. © Aizar Raldes, AFP

Réfugié en Argentine, l'ancien président bolivien Evo Morales a annoncé dimanche qu’il désignait son ancien ministre de l’Économie, Luis Arce, pour porter les couleurs du Mouvement pour le socialisme (MAS) à la prochaine élection présidentielle, prévue le 3 mai en Bolivie.

Publicité

Luis Arce, ancien ministre de l'Économie du président déchu Evo Morales, sera candidat à l'élection présidentielle du 3 mai en Bolivie, a annoncé, dimanche 19 janvier, l'ancien chef de l'État lors d'une conférence de presse à Buenos Aires.

Il sera secondé par l'ex-ministre des Affaires étrangères David Choquehuanca pour le poste de vice-président et sera soutenu par le Mouvement vers le socialisme (MAS), le parti d’Evo Morales, des syndicats et des organisations sympathisantes, a précisé l'ex-président depuis l'Argentine où il se trouve en exil depuis plus d'un mois.

>> À lire : "Visé par un mandat d'arrêt, l'ex-président bolivien Evo Morales fait campagne depuis l'Argentine"

Luis Arce représente "un pont entre la ville et la campagne pour poursuivre le processus de changement. Notre mouvement paysan n'exclut ni ne rejette personne", a déclaré Evo Morales, qui a gouverné la Bolivie pendant près de 14 ans jusqu'à sa démission le 10 novembre. "Luis Arce est une garantie pour l'économie nationale", a-t-il ajouté à propos de son ex-ministre de l'Économie et des Finances publiques (2006-2017 et janvier-novembre 2019).

Le candidat adoubé par l’ancien président et David Choquehuanca se sont rendus à Buenos Aires où une cinquantaine de dirigeants du MAS, de syndicats et d'autres organisations ont débattu, mais aucun des deux n'était présent à la conférence de presse dominicale. Les candidats seront désignés officiellement mercredi dans la capitale argentine.

Père du "miracle économique" bolivien

Des sondages effectués avant cette annonce crédite le MAS de 20,7 % des intentions de vote pour la présidentielle de mai, devant les autres candidatures. Le premier poursuivant était l'ex-président centriste Carlos Mesa (13,8 %).

Luis Arce, 56 ans, originaire de La Paz, est considéré comme le père de ce que certains appellent le "miracle économique" bolivien, fondé sur un modèle de développement social, communautaire et productif.

Après la nationalisation des hydrocarbures en 2006, qui a coïncidé avec un boom sans précédent des prix du pétrole, l'économie bolivienne a commencé à croître à un taux annuel de 4,9 %, et l'extrême pauvreté a chuté de 38,2 % en 2005 à 17,1 % en 2018, selon les chiffres officiels.

Evo Morales a démissionné de la présidence sous la pression des forces armées après sa victoire au premier tour de l'élection présidentielle du 20 octobre, un scrutin entaché d'irrégularités selon l'Organisation des États américains (OEA).

La présidente par intérim, la conservatrice Jeanine Añez, a vu mi-janvier ses fonctions prolongées par la Cour constitutionnelle de Bolivie, jusqu'à ce qu'un nouvel exécutif prenne le relais après les élections.

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.