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Choose France : les "bonnes nouvelles" de Macron sur fond de contestation

Emmanuel Macron lors de son discours en ouverture de la journée "Made in France", à l'Élysée, le 17 janvier 2020.
Emmanuel Macron lors de son discours en ouverture de la journée "Made in France", à l'Élysée, le 17 janvier 2020. © Michel Euler, AFP

Emmanuel Macron reçoit lundi près de 200 patrons venus du monde entier à Versailles. Une opération de communication destinée à rassurer les investisseurs étrangers dans un contexte social toujours dominé par les mobilisations contre la réforme des retraites.

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Le tapis rouge pour les grands patrons étrangers. Chahuté par les Gilets jaunes depuis fin 2018 et les conflits sociaux nés en 2019 contre la réforme des retraites, Emmanuel Macron veut rassurer les investisseurs étrangers. Et quoi de mieux que les ors de Versailles pour garantir aux PDG venus des quatre coins du globe que la France n’a rien perdu de son attractivité ?

Près de 200 dirigeants d'entreprises français et étrangers sont donc réunis, lundi 20 janvier, à Versailles pour le troisième sommet "Choose France", qui se déroule en marge du sommet de Davos en Suisse. Ils doivent participer au total à "plus de 400 rencontres bilatérales".

"Les bonnes nouvelles, elles n'arrivent pas toutes seules. Elles arrivent parce qu'on fait des réformes, (...) parce que notre pays se bouge, convainc les grands patrons du monde entier, fait des réformes sur le plan de la fiscalité, du travail, de l'organisation des territoires, pour attirer à nouveau des investissements", a déclaré le président français lors de cette rencontre. 

"Bilan des courses : les résultats sont là. Ces deux dernières années et demi, on a créé un peu plus de 500 000 emplois, et depuis maintenant huit mois, on recrée des emplois dans l'industrie". "Nous sommes aujourd'hui le pays le plus attractif en terme d'investissements productifs", a affirmé Emmanuel Macron.

Outre le président et le Premier ministre Édouard Philippe, 19 membres du gouvernement ont accueilli des patrons de grands groupes américains (Coca-Cola, Snap Inc., Fedex, Google, Netflix...), asiatiques (Hyundai Motors, Samsung Electronics, Fosun, Toyota...), africains (Cooper Pharma, Orascom) et européens (Rolls Royce, EY, ING Bank...)

Paris devant Londres

Comme en 2018, l’Hexagone demeure la deuxième destination pour les investisseurs étrangers en Europe derrière l'Allemagne et devant le Royaume-Uni, qui s'apprête à sauter dans l'inconnu en sortant de l'Union européenne. Entre 2017 et 2019, son attractivité a progressé du 22e au 15e rang du classement publié par le WEF, "soit la meilleure progression du top 20", selon l'Élysée.

Selon Matignon, les investissements directs étrangers dans les entreprises françaises ont crû de plus de 5 milliards d'euros en 2018 (soit une hausse de 20 %) "et l'année 2019 promet de battre de nouveaux records".

Pour achever de s’en convaincre, l'Élysée a détaillé dimanche soir de nouveaux investissements. "Santé, transport, banque, agroalimentaire, télécoms, numérique... Il y a des annonces sur tous les territoires, dans tous les secteurs et pour tout type d'emplois."

La plus importante provient de l'armateur italo-suisse MSC, qui a passé une commande d'un montant de 2 milliards d'euros aux Chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire pour deux nouveaux paquebots, livrables en 2025 et 2027 et propulsés au GNL (gaz naturel liquéfié).

Cette commande ferme s'accompagne de la signature de deux protocoles d'accord entre MSC et les chantiers navals, portant potentiellement sur 4 milliards d'euros d'investissements supplémentaires. La construction à Saint-Nazaire des deux nouveaux paquebots de 6 700 passagers chacun va générer "14 millions d'heures de travail, correspondant à 2 400 emplois pendant trois ans et demi", précise l'exécutif.

Parmi les autres annonces dans le cadre de "Choose France" figure la décision de Coca-Cola et de son embouteilleur d'investir un milliard d'euros sur cinq ans en France, dont la moitié pour renforcer le réseau de production et de distribution du géant américain, et l'autre pour "soutenir le développement de ses marques actuelles et introduire de nouveaux produits sur le marché français".

Révolte sociale à Versailles

De son côté, le géant pharmaceutique AstraZeneca a annoncé un investissement de plus de 450 millions d'euros (500 millions de dollars) sur cinq ans en France, dont plus de 200 millions d'euros pour son site de Dunkerque où Emmanuel Macron est attendu lundi.

Le groupe anglo-suédois, qui emploie environ 1 000 salariés en France, va en particulier poursuivre le développement de ce site spécialisé dans la production de produits aérosols pour le traitement de l'asthme et de la bronchopneumopathie chronique obstructive.

Mais la fronde sociale est toujours là. Au 47e jour du mouvement de contestation contre la réforme des retraites, et alors que la grève dans les transports semble marquer le pas, plusieurs organisations syndicales – CGT, FO, FSU et Solidaires des Yvelines – ont déjà annoncé qu'elles manifesteraient lundi à Versailles.

Avec AFP

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