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Dans la presse

Isabel dos Santos : la chute de la "princesse de Luanda"

Isabel dos Santos, la fille de l'ancien président angolais José Eduardo dos Santos
Isabel dos Santos, la fille de l'ancien président angolais José Eduardo dos Santos © France 24

À la Une la presse, ce mercredi 16 janvier : les révélations sur l’origine et les montages financiers opaques derrière la fortune d’Isabel dos Santos, la fille de l’ancien président angolais José Eduardo dos Santos. Les affrontements de ce week-end entre manifestants et forces de l’ordre au Liban. La conférence de Berlin sur la Libye. Et le Royaume-Uni qui dit bye-bye à Meghan et Harry.

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À la Une de la presse, ce matin : les révélations du Consortium International des journalistes d’investigation sur la fortune d’Isabel dos Santos, la fille de l’ancien président angolais José Eduardo dos Santos.

Si l’immense richesse de celle qui fut présentée un temps comme «la femme la plus riche d’Afrique», à la tête d’une fortune estimée à près de 2 milliards d’euros, était de notoriété publique, c’est aujourd’hui l’origine de cette fortune et les montages financiers ayant permis de la dissimuler qui sont exposés. Le quotidien britannique The Guardian affirme notamment que l’enrichissement d’Isabel dos Santos, déjà sous le coup d’une enquête judiciaire dans son pays pour «détournement de fonds publics», s’est fait «au détriment» de l’Angola et plus particulièrement des caisses des entreprises publiques, à commencer par la Sonangol. Le géant pétrolier angolais aurait été siphonné via des montages financiers opaques.

Alors que près de la moitié des Angolais vivent avec moins d’un euro par jour, la «princesse de Luanda», comme ses compatriotes la surnomment, cultivait une image moderne et glamour, notamment grâce aux fêtes organisées par son mari, lui-même propriétaire de la marque de joaillerie De Grisogno. Une photo de 2018 publiée par The New York Times montre Isabel dos Santos en compagnie de célébrités américaines, Chris Tucker, Nicole Scherzinger ou encore Paris Hilton. Le quotidien français Le Monde, qui a aussi participé à cette enquête, rappelle le contexte dans lequel interviennent ces révélations : celui de la  spectaculaire lutte anticorruption» lancée par le nouveau président angolais, Joao Lourenço, depuis son arrivée au pouvoir en 2017. Une campagne qu’Isabel dos Santos, présente, elle, comme une «chasse aux sorcières politisée».

À la Une de la presse également : les affrontements de ce week-end entre manifestants et forces de l’ordre au Liban, où le mouvement de contestation dure depuis plus de trois mois maintenant. «Face au pouvoir sourd et aveugle, la violence prend le dessus», accuse L’Orient Le Jour, qui évoque les «craintes» suscitées par la «radicalisation» du mouvement. Une «violence» qui serait «le reflet d’une violence bien plus large subie par les Libanais», d’après le journal : «la violence économique, alors que la crise touche de plein fouet tant de Libanais dont les salaires ont été amputés quand ils n’ont pas perdu leur emploi», «la violence des restrictions bancaires, qui contraignent les déposants à mendier un accès limité à leurs économies» et «la violence politique exercée par une classe politique qui reste éhontément sourde aux revendications du peuple». L’incapacité de la classe politique à former un gouvernement ulcère chaque jour un peu plus les Libanais et alimentent la peur du «chaos», selon The Daily Star Lebanon, qui parle de plus de 500 personnes blessées, dans les deux camps, au cours des deux derniers jours.

En France, le quotidien La Croix s’inquiète d’un possible «effondrement économique», d’une «asphyxiée généralisée» du Liban, confronté à une crise «accentuée par la gestion calamiteuse de l’État». Le Liban au bord du chaos, c’est à voir aussi avec un dessin publié par le quotidien libanais Al Joumhouria, où un manifestant se bat avec un représentant du pouvoir, au risque de faire chuter leur pays dans le précipice.

La presse arabe revient largement aussi sur le sommet sur la Libye qui se déroulait hier à Berlin en présence des dirigeants des pays concernés par le conflit, sous l’égide de l’ONU. D’après le quotidien panarabe de Londres Asharq Al Awsat, les onze pays participant à cette conférence, dont la Russie et la Turquie, disent souhaiter des engagements «contraignants», pour mettre un terme au conflit libyen. Respect de l'embargo sur les armes, renoncement à toute interférence dans le pays : au Royaume-Uni, The Financial Times prend note de ces engagements mais relève que sur le terrain, les forces du Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est de la Libye, opposé au gouvernement d’union nationale de Fayez el-Sarraj, ont plutôt offert des signes d’«escalade militaire», en annonçant la fermeture d’un pipeline et l’interruption des exportations de brut, à partir des ports actuellement sous leur contrôle. Cette situation nourrit le pessimisme d’Asharq Al Awsat, qui montre la communauté internationale colmatant difficilement les fuites qui font couler le bateau libyen. Pessimisme, aussi, d’Araby al Jadeed, un autre quotidien panarabe de Londres. Il publie un dessin représentant la Libye en baril de pétrole, partagé comme un gâteau par les pays étrangers dont l’interférence et l’avidité tuent le peuple libyen.

On ne se quitte pas là-dessus. Le Brexit est prévu dans onze jours, mais ce qui passionne les Britanniques, c’est le Megxit-Harryxit. Hier, Harry Mountbatten-Windsor, comme il faudra désormais l’appeler, a confirmé son souhait de se libérer de ses obligations royales, et annoncé que lui et sa femme renonçaient à leurs titres. Sortez les mouchoirs. «Harry, dévasté, révèle pourquoi il décide de partir» : The Daily Express est sensible à l’émotion exprimée hier par le jeune homme. Plus pragmatique, The Daily Mirror revient sur les questions financières liées au changement de statut du couple, qui pourrait se voir priver du droit d’exploiter la marque Sussex pour mettre un peu de beurre dans les épinards, et va se retrouver confronté au coût de sa propre sécurité : 3 millions de livres par an, tout de même. Mais rassurez-vous. D’après The Daily Mail, les tourtereaux ont pensé à leur avenir. Harry et Meghan s’apprêteraient à créer leur propre société de production. Pourquoi pas prochainement un feuilleton sur Netflix…


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