Accéder au contenu principal

Après plusieurs semaines d'accalmie, retour de la contestation en Irak

Un manifestant antigouvernement irakien, le 19 janvier 2020, à Najaf.
Un manifestant antigouvernement irakien, le 19 janvier 2020, à Najaf. © Haidar Hamdani, AFP

La contestation a repris en Irak, après une accalmie de plusieurs semaines. Trois manifestants et deux policiers ont été tués, lundi, lors des affrontements. Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées à Bagdad et dans plusieurs villes du pays.

Publicité

Des centaines de manifestants, certains agitant le drapeau irakien, se sont rassemblés sur la place Tayaran, proche de la place Tahrir, coeur de la contestation à Bagdad, lundi 20 janvier. Des affrontements ont éclaté avec les forces de sécurité qui ont fait usage de grenades lacrymogènes et de balles réelles pour les disperser, selon un journaliste de l'AFP sur place.

Trois manifestants ont été tués, ont déclaré des médecins à l'AFP : deux par balles et un troisième atteint par une grenade lacrymogène qui lui a transpercé le cou. Cinquante personnes ont été blessées, 44 manifestants et six policiers.

Trois roquettes sont par ailleurs tombées, lundi soir, dans la Zone verte de Bagdad, près de l'ambassade américaine, ont indiqué à l'AFP des sources au sein des services de sécurité, sans faire état de victimes.

Pour éviter que le mouvement né en octobre ne perde de son élan face à la montée des tensions entre Washington et Téhéran, les manifestants avaient adressé le 13 janvier un ultimatum d'une semaine aux dirigeants pour répondre à leurs demandes, principalement une refonte du pouvoir passant par des élections anticipées.

>> À voir : Contestation en Irak : reportage aux côtés des manifestants blessés par des tirs

Parmi les revendications figurent aussi un appel à des élections anticipées, une réforme de la loi électorale, la désignation d'un Premier ministre indépendant et la fin de la corruption qui a englouti, en seize ans, deux fois le PIB de l'Irak. Les contestataires veulent par ailleurs la fin du système politique de répartition des postes en fonction des ethnies et des confessions.

Retour des affrontements

Dès dimanche, à la veille de la date butoir, des centaines de manifestants antigouvernementaux s'étaient opposés aux forces de sécurité et avaient bloqué des rues de Bagdad, bien décidés à accentuer la pression sur les autorités, qui avaient jusqu'à lundi pour apporter des réponses aux revendications du mouvement de contestation.

>> À lire : L’influence iranienne en Irak, cible de la colère des manifestants

Lundi, ils ont relancé leur action dans la capitale : des jeunes portant des casques et des masques à gaz ont érigé des barricades métalliques pour tenter de repousser la police anti-émeute. Cibles de jets de pierres et de cocktails Molotov, les policiers irakiens ont riposté à coups de grenades lacrymogènes et assourdissantes, lundi, à Bagdad.

Deux agents de police ont été tués au cours des affrontements. Des heurts ont également éclaté dans le sud du pays, notamment à Nassiriya, Kerbala et Amara.

Ce mouvement, qui réclame depuis début octobre une refonte du système au pouvoir, avait été éclipsé ces dernières semaines par la flambée des tensions entre l'Iran et les États-Unis, les deux principaux parrains de Bagdad.

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.