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Tunisie : Elyes Fakhfakh, ancien ministre des Finances, chargé de former un nouveau gouvernement

Le président tunisien Kaïs Saïed a confié, le 20 janvier 2019, à Elyes Fakhfakh, ancien ministre des Finances, la tâche de former un gouvernement.
Le président tunisien Kaïs Saïed a confié, le 20 janvier 2019, à Elyes Fakhfakh, ancien ministre des Finances, la tâche de former un gouvernement. AFP - ERIC PIERMONT

Le président tunisien Kaïs Saïed a confié, lundi, à Elyes Fakhfakh, ancien ministre des Finances, la tâche de former un nouveau gouvernement après le rejet par le Parlement, début janvier, de celui présenté par Habib Jemli.

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Le président tunisien Kais Saied a chargé, lundi 20 janvier, Elyes Fakhfakh de former une coalition qui puisse remporter la confiance du Parlement. Il a un mois pour constituer une équipe et gagner la confiance des députés. À défaut, de nouvelles élections législatives seront incontournables.

Âgé de 48 ans, ancien employé du groupe français Total, Elyes Fakhfakh a été ministre des Finances de 2012 à 2014, dans la période ayant immédiatement suivi la "révolution de jasmin" et la chute du régime Ben Ali. Avant cela, Elyes Fakhfakh avait dirigé le ministère du Tourisme.

Ingénieur et manageur formé en France, il est rentré en Tunisie en 2006 après plusieurs années d'expatriation, et il y a dirigé le groupe automobile tunisien Cortel, devenu Caveo. Il s'est engagé en politique après la révolution de 2011, auprès du parti social-démocrate Ettakatol, qui s'était allié à Ennahda au sein du cabinet de "la troïka", jusqu'en 2014.

>> À voir : En Tunisie, neuf ans après la révolution, la démocratie piétine

Elyes Fakhfakh a été candidat à la présidentielle en 2019 au nom de ce parti, mais n'avait convaincu que 0,34 % des électeurs au premier tour.

Trois mois et demi après les élections, il s'agit de la deuxième tentative pour former un gouvernement. Les élections générales d'octobre dernier ont débouché sur un parlement très fractionné. La première force parlementaire, la formation islamiste modérée Ennahda, ne contrôle que 53 des 217 sièges de l'assemblée.

Le 10 janvier, le Parlement a refusé sa confiance au gouvernement proposé par Habib Jemli, qui avait été désigné Premier ministre par Ennahda en novembre.

Le gouvernement sortant, dirigé par le Premier ministre Youssef Chahed, en place depuis 2016, gère actuellement les affaires courantes.

Avec AFP et Reuters

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