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Burkina Faso : 36 civils tués dans une attaque "terroriste" dans le Nord

Des soldats du Burkina Faso patrouillent dans la région du Sahel, le 3 mars 2019. Photo d'illustration.
Des soldats du Burkina Faso patrouillent dans la région du Sahel, le 3 mars 2019. Photo d'illustration. © Luc Gnago, Reuters

Trente-six civils ont été tués et trois blessés lundi lors d'une attaque contre des villages de la province du Sanmatenga, dans le nord du Burkina Faso, a annoncé mardi le gouvernement. Le président burkinabè a décrété deux jours de deuil national.

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"Le gouvernement burkinabè a appris avec consternation et indignation la mort de 36 Burkinabè dans la province du Sanmatenga, suite à une attaque terroriste", a indiqué mardi 21 janvier le ministre de la Communication, Remis Fulgance Dandjinou, dans un communiqué.

Lundi 20 janvier, des hommes armés ont d'abord attaqué des passants au marché de Nagraogo avant d'y mettre le feu, tuant 32 personnes, détaille le communiqué. Quatre autres sont mortes dans le village d'Alamou, lorsque les terroristes se sont repliés.

Face à ces "attaques répétées" contre les populations, le gouvernement a lancé un appel à une "franche collaboration avec les Forces de défense et de sécurité et au renforcement de la solidarité entre Burkinabè". Le président Roch Marc Christian Kaboré a décrété un "deuil national de 48 heures allant du mercredi 22 janvier au jeudi 23 janvier".

Des centaines de personnes ont fui la zone pour se réfugier à Kaya, selon des habitants de cette ville joints par l'AFP. Située juste en dessous de la province du Soum, frontalière du Mali, la province de Sanmatenga est également très touchée par des attaques jihadistes. Elle accueille de nombreux camps de réfugiés et déplacés internes.

Des volontaires contre les jihadistes

Le Parlement burkinabè a adopté mardi à l'unanimité une loi permettant le recrutement de volontaires locaux dans la lutte antjihadiste. Selon un document consulté par l'AFP, les volontaires, dont l'âge minimum est de 18 ans, seront recrutés dans leurs zones de résidence, après approbation des populations locales, en assemblée générale. Après une formation militaire de 14 jours, ils exerceront des missions de surveillance, d'information et de protection.

Sur le terrain, ces volontaires auront des armes légères, des moyens de communication et d'observation. Leur tâche sera de fournir des informations et de défendre le territoire sur leur lieu de résidence en cas d'attaque en attendant que les forces de défense et de sécurité s'y déploient, selon le ministre de la Défense, Moumina Chériff Sy.

Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est confronté à des attaques jihadistes qui ont fait plus de 750 morts et 560 000 déplacés depuis 2015.

>> À voir : "L'armée française, ultime rempart contre la menace jihadiste au Sahel ?"

Sous-équipées et mal entraînées, les forces de l'ordre burkinabè n'arrivent pas à enrayer la spirale de violences jihadistes. Elles ont toutefois revendiqué une série de succès depuis deux mois, affirmant avoir tué une centaine de jihadistes au cours de plusieurs opérations.

Selon l'ONU, les attaques jihadistes au Mali, au Niger et au Burkina ont fait 4 000 morts en 2019.

Avec AFP

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