Accéder au contenu principal

Donald Trump et Greta Thunberg, deux visions opposées et de vifs échanges sur les réseaux

L'icône de la lutte contre le réchauffement climatique Greta Thunberg, le 21 juillet en 2019 à Caen.
L'icône de la lutte contre le réchauffement climatique Greta Thunberg, le 21 juillet en 2019 à Caen. Jean-François Monier, AFP

Deux visions diamétralement opposées sur les défis environnementaux. Le 50e Forum de Davos s'est ouvert mardi en Suisse, avec deux invités de marque, le président américain Donald Trump, aux convictions climato-sceptiques revendiquées, et la militante écologiste Greta Thunberg.

Publicité

Ils avaient eu un bref échange de regard lors du sommet de l'ONU sur le climat en septembre. À Davos, à l'occasion du Forum économique mondial (WEF) organisé en Suisse, tout est fait pour ne se qu'ils se croisent pas. Le président américain Donald Trump et la jeune militante écologiste suédoise Greta Thunberg, qui multiplient les échanges tendus via Twitter, incarnent deux visions diamétralement opposées du monde.

Invitée à Davos pour la deuxième année consécutive, la militante de 17 ans s'exprimera une nouvelle fois après le président américain lors d'une table ronde et ouvrira dans l'après-midi une session au titre sans équivoque : "Éviter l'apocalypse climatique".

Le milliardaire ouvertement climatosceptique est venu de son côté pour vanter sa politique de l'"America First". "En route pour Davos, en Suisse, pour rencontrer les leaders du monde et des affaires, et ramener (...) des centaines de milliards de dollars aux États-Unis ! Nous sommes le NUMERO UN dans l'univers, de LOIN", a tweeté mardi le président, qui est en campagne pour sa réélection en novembre.


Lors d'un rassemblement à Lausanne le 17 janvier, Greta Thunberg, devenue la figure de la lutte contre le réchauffement climatique, avait prévenu : "Nous sommes maintenant dans une nouvelle année et nous sommes entrés dans une nouvelle décennie et jusqu'à présent, au cours de cette décennie, nous n'avons vu aucun signe montrant qu'une réelle action climatique allait venir et cela doit changer".

"Exhorter les grandes puissance à changer", c'est le fer de lance de la militante écologiste qui accuse Donald Trump d'inaction climatique. Le président américain a notamment quitté l'accord de Paris sur le climat dès son élection, favorisé les énergies fossiles et multiplié les prises de positions climatosceptiques.

"L'heure est venue de quitter l'accord de Paris", avait-il déclaré en juin 2017, ajoutant : "J'ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris".

Donald Trump cible la jeune adolescente sur Twitter

Le président américain s'était même directement attaqué, via Twitter, à la jeune activiste tout juste alors désignée personnalité de l'année par le magazine "Time". "Tellement ridicule. Greta doit travailler sur son problème de gestion de la colère, puis se faire un bon ciné avec un ami. Détends-toi Greta, détends-toi", avait posté Donald Trump.

La jeune Suédoise avait alors réagi prestement en modifiant sa biographie sur son compte Twitter, en se présentant comme une "jeune adolescente qui travaille sur ses problèmes de colère. En train de se détendre et de regarder un bon vieux film avec un ami".

Twitter Greta Thunberg

Plus tôt en octobre, elle avait déjà riposté à une sortie ironique de Donald Trump, qui la qualifiait avec condescendance de "gentille fillette", en écrivant dans sa biographie : "Adolescente gentille mais mal informée".

Fin septembre, elle avait déjà essuyé les critiques du milliardaire, qui moquait sa vision du futur en la présentant comme "une jeune fille très heureuse qui regarde vers un avenir brillant et merveilleux".

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.