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Municipales: LR dépose un recours contre la circulaire limitant le "nuançage"

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Paris (AFP)

Les Républicains ont attaqué mardi devant le Conseil d'Etat la très contestée circulaire prévoyant de ne plus attribuer de "nuance" politique aux candidats aux municipales dans les communes de moins de 9.000 habitants.

Dans une procédure d'urgence, le parti a saisi le Conseil d'Etat pour lui demander de suspendre en référé la circulaire de l'Intérieur qui "est susceptible de porter atteinte à la sincérité du suffrage", selon le texte que l'AFP a pu consulter.

"On est face à une manipulation comme rarement de la part du ministère de l'Intérieur", a assuré lors de ses voeux le président de LR Christian Jacob.

Deux conseillers municipaux LR de l'Ain avaient déjà déposé un recours semblable la semaine dernière. L'audience aura lieu le 29 janvier, a assuré sur Twitter le patron des députés LR Damien Abad, qui a dénoncé une "supercherie électorale".

Mardi, LR a aussi attaqué sur le fond avec une requête pour "excès de pouvoir" demandant l'"annulation" de cette circulaire qui "a un caractère impératif et réglementaire". "Une circulaire ne peut modifier un décret", a précisé M. Jacob.

L'absence de publication "apparaît comme illégale" et justifie son annulation, selon le texte.

Les Républicains contestent aussi le seuil de 9.000 habitants "totalement arbitraire" et qui "n'a qu'un intérêt politicien pour le parti au pouvoir", selon M. Jacob.

C'est "une tambouille politicienne qui vise à modifier les règles du jeu à quelques jours du scrutin" municipal, les 15 et 22 mars, a assuré M. Abad.

Le "nuançage" consiste à attribuer une couleur politique aux candidats ayant déposé une liste "sans étiquette", par exemple "divers droite", "divers gauche"...

Les Républicains sont enfin vent debout contre l'instauration d'une nuance "divers centre" qui, estime la requête, "n'est pas définie suivant la même règle" que pour les autres attributions.

Cela "constitue (...) une violation du principe d'égalité", avec des "règles discriminatoires au profit de la République en marche", affirme le recours, qui pointe un "détournement de pouvoir".

"Nous ne nous laisserons pas dérober le résultat de ce scrutin" a tempêté la présidente du Conseil national de LR, Annie Genevard.

De son côté, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a plaidé devant l'Assemblée que "c'est à 9.000 habitants que se déclenche le principe du remboursement électoral par l'Etat".

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