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Open d'Australie: "Je n’ai pas envie que mon corps décide pour moi" la fin de carrière, déplore Tsonga

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Melbourne (AFP)

Contraint d’abandonner pour des douleurs au dos, mardi au premier tour de l’Open d’Australie, Jo-Wilfried Tsonga s’est interrogé sur la suite de sa carrière à bientôt 35 ans et alors qu’il revenait au haut niveau après une blessure à un genou qui lui a valu une année 2018 blanche.

Q: De quoi souffrez-vous ?

R: "J’ai des ligaments qui ont calcifié dans mon dos. D’un côté, cela a créé un pont entre ma sacro-iliaque et mon iliaque. Le côté droit de mon dos est fixé, mais le plus embêtant c’est que mon côté gauche est en train de se fixer, ce qui créé des frottements et donc une inflammation. C’est compliqué car c’est plus ou moins irréversible. La seule chose que l’on peut faire c’est de calmer l’inflammation avec une injection, ce que j’ai fait en arrivant à Melbourne. J’ai des petites douleurs depuis au moins un an. Jusque-là, c’était gênant mais pas très douloureux. Aujourd’hui ce sont vraiment des coups de couteaux."

Q: Est-ce que cette blessure remet en cause la suite de votre saison, voire de votre carrière ?

R: "Je crois que l’on peut tout envisager. Dans un premier temps je vois surtout dans un futur proche en me demandant ce que je peux essayer de faire pour que cela se passe mieux. Après est-ce que ça ira mieux ou pas... Tant que les docteurs me donneront un espoir, il y aura une réflexion. S’ils ne me donnent pas d’espoir sur le fait que ça ira mieux, il y aura un peu moins de réflexion. Je ne me fixe pas de barrière car je ne sais pas comment je vais aller. Je ne me voyais pas aller jusqu’aux JO de Paris en 2024 (rires) ! Mais j’avoue que mon petit objectif personnel cette année est de participer aux JO de Tokyo."

Q: Dans quel état d’esprit êtes-vous par rapport à l’éventualité d’une fin de carrière ?

R: "Mentalement je me vois encore jouer pendant dix ou vingt ans. De toute façon, que j’arrête à 25 ans, 30 ans, 35 ans ou 50 ans ça va être une tristesse. Ça va être dur quoi qu’il arrive parce que ce sport fait partie de ma vie. J’y ai passé toute ma vie donc la douleur sera difficile que ce soit demain, après-demain ou dans un an. Je n’ai pas envie que mon corps décide pour moi. J’ai toujours voulu décider de ce moment-là. On verra, l’avenir nous le dira. Mais j’avoue qu’aujourd’hui je suis un peu désabusé de la situation."

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