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Procès en destitution : les avocats de Donald Trump veulent son "acquittement immédiat"

Donald Trump en partance pour Davos, le 20 janvier 2020 à la Maison Blanche.
Donald Trump en partance pour Davos, le 20 janvier 2020 à la Maison Blanche. © Yuri Gripas, Reuters

Le procès en destitution de Donald Trump entre dans le vif du sujet, mardi, à Washington, avec l'adoption d'une motion pour fixer les règles de la procédure. Les avocats du président espèrent obtenir son acquittement "immédiat".

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Washington va connaître une nouvelle journée chargée, mardi 21 janvier, avec la première journée d'audience effective du procès historique de Donald Trump. C'est au Sénat américain que se tiendront les débats, à partir de 13 h locales (19 h en France).

Sous la présidence du chef de la Cour suprême John Roberts, les 100 élus de la Chambre haute doivent décider si le président américain s'est rendu coupable d'abus de pouvoir et d'entrave à la bonne marche du Congrès dans le cadre de l'affaire ukrainienne. L'opposition démocrate réclame sa destitution tandis la majorité républicaine est déterminée à l'acquitter, si possible au pas de course.

Donald Trump sera physiquement absent des audiences au Sénat et y sera représenté par une équipe d'avocats. Au moment des premières joutes, il aura prononcé un premier discours au Forum économique mondial de Davos.

"Le président n'a rien fait de mal"

"Le président n'a rien fait de mal", insistent les avocats de Donald Trump dans leur argumentaire de 110 pages, soumis lundi au Sénat. Dénonçant un "processus truqué", qui a abouti à "une perversion dangereuse de la Constitution", ils ont estimé que les chefs d'accusation adoptés avec les seules voix démocrates n'étaient pas passibles de destitution car ils ne comportaient "aucun crime ou violation de la loi".

L'équipe juridique de la Maison Blanche, qui a recruté quelques vedettes des prétoires, comme l'ex-procureur Kenneth Starr qui tenta de faire tomber Bill Clinton dans l'affaire Lewinsky, a d'ailleurs appelé le Sénat à "acquitter immédiatement" le 45e président des États-Unis.

Pour les démocrates chargés de porter l'accusation lors du procès, Donald Trump affirme ainsi "que le Sénat ne peut pas le destituer même si les accusations contre lui sont prouvées".

Celui qui assumera le rôle de procureur général, l'élu démocrate Adam Schiff, entend au contraire prouver que le locataire de la Maison Blanche "s'est livré à un tiercé de fautes constitutionnelles méritant une destitution" : "Il a sollicité une ingérence étrangère, a mis en danger notre sécurité nationale et tenté de tricher en vue de la prochaine élection". "Il est le pire cauchemar des pères de la Constitution", a-t-il martelé lundi.

La durée des débats en question

L'acquittement semble pratiquement assuré pour Donald Trump, grâce à la majorité républicaine du Sénat (53 élus sur 100). La durée des débats reste en revanche une question en suspens.

À quelques heures de l'ouverture des débats, en effet, le plus grand flou planait encore sur le déroulement du procès, qui devrait d'ailleurs démarrer par des votes pour fixer la procédure. Selon des membres du camp présidentiel, l'influent Mitch McConnell, chef de la majorité républicaine au Sénat, souhaite imposer des débats à marche forcée, bien décidé à offrir à Donald Trump l'acquittement rapide qu'il espère, idéalement dans un délai de deux semaines.

Au programme, selon des règles du jeu proposées lundi soir, Mitch McConnell prévoit deux journées de 12 heures pour l'accusation et autant pour la défense afin qu'elles exposent leurs arguments, puis 16 heures de questions des sénateurs. Beaucoup trop court, selon l'opposition démocrate au Sénat. Leur chef, Chuck Schumer, a dénoncé une "honte nationale".

Ce n'est qu'après cette première phase que Mitch McConnell entend mettre aux voix la question cruciale des témoins. Les démocrates réclament que quatre acteurs-clés de l'affaire ukrainienne soient convoqués à la barre, dont le chef de cabinet de la Maison Blanche Mick Mulvaney et l'ex-conseiller à la sécurité nationale John Bolton. Mais pour cela, ils doivent remporter à chaque fois un vote, ce qui s'annonce difficile au regard du rapport de forces au Sénat.

Avec AFP

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