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Dieselgate : plusieurs perquisitions chez Mitsubishi en Allemagne

La justice allemande a annoncé avoir effectué mardi 21 janvier des perquisitions dans des locaux du groupe automobile japonais Mitsubishi dans le cadre d’une enquête sur les moteurs diesel truqués.
La justice allemande a annoncé avoir effectué mardi 21 janvier des perquisitions dans des locaux du groupe automobile japonais Mitsubishi dans le cadre d’une enquête sur les moteurs diesel truqués. © Silas Stein, AFP

La justice allemande a lancé, mardi, plusieurs perquisitions au sein des locaux du groupe japonais Mitsubishi Motors dans le cadre de l'enquête sur le scandale des moteurs diesel truqués, surnommé "Dieselgate". 

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C'est un scandale qui a éclaboussé plusieurs groupes automobiles depuis 2015. Le Dieselgate rattrape aujourd'hui Mitsubishi Motors. Les locaux du groupe japonais en Allemagne ont été perquisitionnés, mardi 21 janvier.

Dix sites, dont des locaux du constructeur nippon, ont été visités dans le cadre de l'enquête pour "fraude" sur les niveaux de pollution de moteurs diesel, a annoncé le parquet de Francfort dans un communiqué. 

Plusieurs groupes éclaboussés 

"Il existe le soupçon" que des moteurs diesel installés dans "des voitures de la marque Mitsubishi" soient "équipés d'un logiciel" les faisant apparaître moins polluants lors de tests que dans la circulation réelle, a expliqué le parquet de Francfort.

L'enquête vise "des responsables d'un groupe automobile international", "de deux équipementiers internationaux" ainsi que d'une société commerciale, a-t-il précisé. Un porte-parole du groupe Mitsubishi Motors au Japon - membre de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi - interrogé par l'AFP a confirmé mercredi que le distributeur du groupe en Allemagne, ainsi que son site européen de recherche-développement, également implanté outre-Rhin, avaient fait l'objet d'"inspections" la veille par la justice allemande.

Le constructeur nippon était en forte baisse mercredi à la Bourse de Tokyo : son action chutait de près de 4 % à 436 yens vers 13 h 20 (4 h 20 GMT). L'allemand Continental, deuxième équipementier mondial, a également confirmé à l'AFP que trois de ses sites avaient été visés par des perquisitions et que l'entreprise était "citée dans l'enquête en tant que témoin".

Trente milliards d'euros en frais judiciaires pour Volkswagen

Les locaux de l'équipementier japonais Denso ont également été perquisitionnés, mardi, en Allemagne, a indiqué mercredi à l'AFP un porte-parole du groupe au Japon, confirmant des informations de l'hebdomadaire allemand Wirtschaftswoche, sans toutefois souhaiter en dire davantage. Le titre Denso (entreprise au tiers détenue par le groupe Toyota) lâchait 1,88 % à 4 909 yens vers 4 h 20 GMT à Tokyo. Mitsubishi Motors, Continental et Denso ont tous assuré qu'ils coopéraient avec les enquêteurs.

Les perquisitions ont eu lieu notamment en Hesse (ouest de l'Allemagne), Bavière (sud) et Basse-Saxe (nord-ouest) et concernaient spécifiquement des moteurs diesel 1,6 et 2,2 litres certifiés selon les normes Euro 5 et Euro 6, selon le parquet. Elles s'inscrivent dans le vaste scandale des moteurs diesel truqués, qui a éclaté en 2015, quand le constructeur allemand Volkswagen a avoué avoir équipé 11 millions de véhicules de logiciels capables de fausser le niveau des émissions. 

>> À lire aussi : Dieselgate : Volkswagen affronte ses clients dans un méga-procès en Allemagne

Chez le numéro un automobile allemand, le scandale a déjà coûté au groupe plus de 30 milliards d'euros en rappels et frais judiciaires. Il a annoncé en janvier avoir entamé des négociations pour solder à l'amiable le grand procès l'opposant à des centaines de milliers de clients en Allemagne.

Avec AFP

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