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Coronavirus : les festivités du Nouvel an annulées à Pékin, la ville de Wuhan confinée

Des lanternes sont accrochées pour célébrer la nouvelle année lunaire à Pékin, le 19 janvier 2020.
Des lanternes sont accrochées pour célébrer la nouvelle année lunaire à Pékin, le 19 janvier 2020. © China Daily, Reuters

En raison de l'épidémie de coronavirus qui sévit en Chine, les festivités du Nouvel an lunaire ont été annulées à Pékin et la ville de Wuhan a été confinée. Dix-huit personnes ont succombé au virus dans la région de Wuhan, foyer de l'épidémie qui commence à s'étendre. L'OMS estime cependant qu'il est trop tôt pour déclencher une alerte internationale. 

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L'inquiétude gagne du terrain en Chine. Alors que l'épidémie de coronavirus a déjà fait 18 victimes, la ville de Pékin a annoncé, jeudi 23 janvier, l'annulation des très populaires festivités prévues à l'occasion du Nouvel an lunaire. La Cité interdite de Pékin, l'ancien palais des empereurs, a également annoncé sa fermeture jusqu'à nouvel ordre.

Quant à la ville de Wuhan, foyer de l'épidémie dans le centre du pays, elle est l'objet de mesures de confinement depuis jeudi matin. Aucun train, ni avion n'a pu quitter la ville de 11 millions d'habitants, les péages aux sorties autoroutières de la ville ont été fermés. Les autorités locales ont également demandé aux habitants de rester chez eux et ceux qui s'aventurent à l'extérieur doivent porter un masque, obligatoire. Les magasins, restaurants, métros, centres commerciaux sont également restés fermés. 

Malgré la propagation, l'OMS ne déclence pas l'alerte internationale

Cette métropole des bords du Yangtsé est au cœur de l'épidémie qui, depuis décembre, a contaminé près de 600 personnes et fait 18  morts, tous en Chine et plus précisément dans la ville de Wuhan et sa province, le Hubei.  

L'épidémie s'est propagée à d'autres pays : États-Unis, Corée du Sud, Thaïlande, Taïwan, Hong Kong et Japon. Un premier cas de la maladie due au coronavirus a par ailleurs été diagnostiqué à Singapour, a indiqué jeudi le ministère de la Santé. Le malade, âgé de 66 ans, est un habitant de Wuhan, précise The Straits Time, qui évoque un deuxième cas probable.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a toutefois jugé qu'il était "trop tôt" pour déclencher l'alerte internationale, demandant à Pékin que le confinement de millions d'habitants soit de "courte durée". "Je ne déclare pas aujourd'hui une urgence de santé publique de portée internationale", a indiqué le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Ne vous y trompez pas, c'est une urgence en Chine", a-t-il averti. "Ce n'est pas encore une urgence sanitaire mondiale", mais "cela pourrait le devenir", a-t-il ajouté.

Lorsque l'alerte internationale est déclenchée, des "mesures s'imposent aux États", explique à France 24 Bruno Hoen, directeur médical de l'institut Pasteur, "c'est-à-dire que l'OMS recommande aux États de mettre en œuvre des mesures pour limiter la contagion". 

Les aéroports prennent leurs dispositions

Pour éviter la propagation, l'aéroport de Dubaï a annoncé qu'il passerait tous les voyageurs en provenance de Chine aux "caméras thermiques". L'aéroport a indiqué sur Twitter qu'il s'apprêtait à accueillir "des milliers" de voyageurs chinois pour leur Nouvel an lunaire, célébré cette année le 25 janvier. "Le contrôle sera effectué à des portes (de débarquement) sécurisés" par des équipes médicales, a-t-il ajouté.

D'autres aéroports internationaux ont pris des mesures similaires, ciblant en particulier les passagers provenant de la métropole de Wuhan, notamment aux États-Unis, en Russie, en Australie, au Népal, à Singapour, en Malaisie, au Vietnam, au Bangladesh, en Inde et en Thaïlande.

Avec AFP et Reuters 

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