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La justice angolaise accuse formellement Isabel Dos Santos d'une série de délits

Isabel Dos Santos lors d'une interview à Londres, le 9 janvier 2020.
Isabel Dos Santos lors d'une interview à Londres, le 9 janvier 2020. © Toby Melville, Reuters

Fraude, détournement de fonds, blanchiment d'argent, trafic d'influence, abus de biens sociaux... Isabel dos Santos a été formellement accusée d'une myriade de délits par la justice angolaise qui assure mettre tout en oeuvre pour la ramener en Angola et la juger.

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La liste des délits n'en finit pas. Isabel dos Santos, la fille de l'ex-président angolais José Eduardo dos Santos, a été formellement accusée de fraude, détournement de fonds et blanchiment d'argent, par la justice angolaise. Elle devra également répondre d'accusations de trafic d'influence, abus de biens sociaux et faux en écritures durant son mandat à la tête du groupe pétrolier public Sonangol, a précisé le procureur général Helder Pitta Gros mercredi 22 janvier, lors d'une conférence de presse. 

À Lisbonne, où Helder Pitta Gros s'est rendu jeudi pour rencontrer son homologue portugais, la police a annoncé la mort vraisemblablement par "suicide" d'un banquier portugais, dont le nom apparait dans les "Luanda Leaks" et qui travaillait pour la banque Eurobic, dont Isabel dos Santos est l'actionnaire principale. Nuno Ribeiro da Cunha était le gestionnaires des comptes d'Isabel dos Santos qui, selon Eurobic, a l'intention de vendre sa participation dans la banque. 

Ramener la "princesse" en Angola

La justice angolaise a assuré mobiliser "tous les moyens possibles" pour ramener en Angola et y juger Isabel dos Santos, qui vit essentiellement entre Londres et Dubaï depuis le retrait du pouvoir de son père en août 2017. Les enquêtes menées par la justice angolaise ont commencé lorsque son successeur à la tête de la Sonangol, Carlos Saturnino, eut dénoncé des "transferts de fonds illicites" et d'autres procédures suspectes. 

Selon le parquet, la justice a identifié dans cette affaire cinq suspects, dont Isabel dos Santos, qui vivent à l'étranger. "Pour le moment, le problème c'est de leur notifier leur mise en accusation et d'obtenir leur retour volontaire en Angola", a assuré le procureur Gros. "Isabel dos Santos n'a pour le moment jamais manifesté la volonté de collaborer avec les autorités angolaises", a souligné le procureur.

Révélations du ICIJ

Les détails des malversations présumées d'Isabel dos Santos – qui a dénoncé un "tissu de mensonges" monté pour des raisons politiques - avaient été révélés par les "Luanda Leaks" publiées dimanche par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ)

Les 36 médias internationaux du consortium ont mobilisé 120 journalistes dans une vingtaine de pays pour exploiter une fuite de 715 000 documents et révéler "comment une armée de sociétés financières occidentales, d'avocats, de comptables, de fonctionnaires et de sociétés de gestion ont aidé" cette femme de 46 ans "à cacher des avoirs aux autorités fiscales".

Avec AFP

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