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Les voisins de la Libye à Alger : "La paix en Libye est synonyme de paix chez nous"

Les ministres des Affaires étrangères des pays voisins de la Libye réunis à Alger, le 23 janvier 2020.
Les ministres des Affaires étrangères des pays voisins de la Libye réunis à Alger, le 23 janvier 2020. © Ramzi Boudina, Reuters

Les cinq pays voisins de la Libye se sont retrouvés le 23 janvier à Alger, dans le cadre des efforts internationaux pour favoriser le règlement politique de la crise libyenne qui menace la stabilité régionale.

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Les voisins de la Libye sont inquiets. Les ministres des Affaires étrangères de la Tunisie, de l'Egypte et du Tchad ainsi que des diplomates du Soudan et du Niger se sont réunis à Alger, le jeudi 23 janvier, pour une rencontre régionale à l'initiative de l'Algérie. L'enjeu : trouver une issue à la crise qui déchire la Libye depuis 10 ans et menace l'équilibre de la région.

Lors d'une conférence de presse à l'issue de la rencontre, le chef de la diplomatie algérienne Sabri Boukadoum a indiqué que ses hôtes avaient souligné "la nécessité de respecter la Libye en tant qu'État uni, de respecter la souveraineté des autorités légitimes à travers l'ensemble du territoire".

Il a souligné que les participants à la réunion avaient exprimé leur "rejet de toute ingérence étrangère en Libye" et encourageaient "les parties libyennes à régler leur crise par les moyens pacifiques". "Nous sommes confiants en la capacité des Libyens à dépasser leurs différends par la voie du dialogue et de la réconciliation et à parvenir à un règlement politique", a plaidé Sabri Boukadoum en appelant à associer l'Union africaine et l'ONU à toute solution.

Echo au sommet de Berlin 

Le ministre allemand Heiko Maas était d'ailleurs présent dans la capitale alégrienne pour informer les participants des résultats du sommet international de Berlin du 19 janvier. Plusieurs pays africains s'étaient plaints d'avoir été tenus à l'écart du processus dit de Berlin, où promesse a été faite de respecter un embargo sur les armes et de ne plus interférer dans les affaires libyennes.

Toutefois, les conséquences de cet engagement sur le terrain restent à ce jour peu probantes : les deux rivaux directs, Fayez al-Sarraj, le chef du Gouvernement d'union  (GNA) reconnu par l'ONU à Tripoli, et son rival qui contrôle l'est libyen Khalifa Haftar, ont refusé de se rencontrer à Berlin. Ils ne participent pas non plus à la réunion d'Alger. Et preuve que la situation reste tendue: Mitiga, le seul aéroport fonctionnel de Tripoli, a fermé de nouveau mercredi soir après des menaces des forces pro-Haftar.

>> Ghassan Salamé redoute une "guerre régionale qui prenne la Libye comme théâtre"

Initiatives diplomatiques de l'Algérie

Soucieuses de rester à égale distance des deux camps et hostiles à toute ingérence étrangère, les autorités algériennes ont multiplié les consultations pour tenter de contribuer à une solution politique. "Tous demandent la médiation de l'Algérie. C'est encourageant (...). La paix en Libye est synonyme de paix chez nous", a expliqué mercredi soir le président algérien Abdelmadjid Tebboune lors d'une conférence de presse.

Partageant près de 1 000 km de frontière avec la Libye et vue comme un acteur clé en vue d'un règlement des crises en Libye et au Sahel, l'Algérie a reçu mardi le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian, qui s'est félicité des "initiatives diplomatiques" algériennes. Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui soutient le GNA en Libye, est lui attendu dimanche à Alger.

Avec AFP 

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