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Basket: à Paris, les fans de NBA goûtent un morceau de rêve américain

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Paris (AFP)

"Un événement", "un rêve qui se réalise": Parisiens, venus de plus loin et même d'Europe, les fans de basketball ont convergé vendredi vers Paris pour le premier match officiel de NBA jamais organisé en France, Milwaukee Bucks-Charlotte Hornets à Bercy.

Après s'être invité pendant neuf ans à Londres, le meilleur championnat de basket du monde a donc décidé de poser ses valises, sur le Vieux continent, dans la capitale française, pour un match de saison régulière. Alors que, jusqu'à présent, seuls des matches amicaux de pré-saison y avaient été organisés.

De quoi faire venir les amateurs de loin, très loin même, qu'importe le prix élevé des places... et qu'importe l'absence de places, d'ailleurs: Jan, Alex, Anton et Earvin n'ont pu en décrocher -- plus de 100.000 demandes ont été effectuées pour seulement 15.000 billets -- ils ont tout de même fait sept heures de route, depuis l'Allemagne.

Pour fêter le 25e anniversaire d'un des leurs, à la santé de qui ils trinquent, bière à la main, devant la "NBA House", dans le Marais en plein cœur de Paris. A défaut de voir le match à Bercy, ils se consolent avec les nombreuses animations (concours de tirs, jeux concours) organisées jusqu'à dimanche.

"C'est un événement pour tout fan de basket européen, on en est le meilleur exemple. C'est comme si un match de Ligue des champions (de football) était organisé en Chine", explique Jan.

Les quatre amis ne sont pas les seuls à avoir franchi les frontières françaises pour l'occasion.

Florian, 20 ans et maillot vert des Bucks sur les épaules, est lui venu de Belgique avec son père pour "réaliser son rêve": assister à un match NBA et voir à l'œuvre son joueur préféré, le Grec Giannis Antetokounmpo, la star de Milwaukee, élu meilleur joueur de la dernière saison régulière.

Un rêve beaucoup plus accessible à 350 kilomètres de chez lui qu'outre-Atlantique.

- Tatouage de Jordan -

D'autres sont venus d'encore plus loin, comme Roberto et Mariana, couple romain d'une cinquantaine d'années -- Monsieur supporte Milwaukee depuis le début des années 80 -- ou Dimitri, 30 ans.

Lui est un compatriote d'Antetokounmpo, "qui montre de la Grèce un autre visage, celui de la réussite, loin des problèmes économiques". Il a fait le voyage depuis Thessalonique, un cadeau offert par sa femme et sa famille.

"Ce n'est pas exactement la même expérience que de vivre un match aux États-Unis, mais il y a l'air d'avoir plein d'animations de prévues. J'espère que je me sentirai un peu aux États-Unis; enfin de toutes façons je n'en saurai rien puisque je n'y suis jamais allé!", explique-t-il en souriant malgré le froid qui enveloppe les abords de Bercy.

Jean-Baptiste vient lui aussi voir davantage qu'un match, après avoir déboursé 400 euros pour la place, sans compter le trajet depuis Bordeaux: "Il y a aussi le spectacle autour, les animations, l'ambiance. A l'image des États-Unis, tout est grandiose, démesuré."

"C'est un show à l'américaine, avec danseuses, jeux pour le public, etc." confirme Matthieu, âgé de 37 ans et venu de Nantes avec son neveu de huit ans.

Avec, dans un coin de la tête, un autre rêve que celui d'assister à son premier match NBA: apercevoir son idole Michael Jordan, meilleur joueur de l'Histoire, six fois champion NBA dans les années 90 avec les Chicago Bulls et aujourd'hui propriétaire des Hornets.

Matthieu en porte le maillot, sous lequel il dévoile un tatouage des personnages de "Space Jam", film d'animation dans lequel a joué Michael Jordan. Pour ceux qui comme lui, ont le basket dans la peau, la soirée de vendredi représente bien plus qu'un match.

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