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Cinq choses à retenir du 50ème Forum de Davos

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Davos (Suisse) (AFP)

Une passe d'armes entre Donald Trump et Greta Thunberg sur le climat, des arbres par milliards, un ex-ministre bousculé... Cinq choses à retenir du 50ème Forum économique mondial de Davos, qui s'est achevé vendredi.

- Apocalypse -

"Nous devons rejeter les éternels prophètes de malheur et leurs prédictions d'apocalypse", a martelé le président américain Donald Trump, devant une salle comble où se tenait Greta Thunberg.

La jeune militante du climat, qui deux heures plus tard animait une session intitulée: "Eviter l'apocalypse climatique", n'a pas été intimidée. "Notre maison brûle toujours. (...) Il faut paniquer", a-t-elle dit, le même vocabulaire que lors de sa première venue à Davos l'an dernier.

Greta Thunberg n'a pas été la seule à employer des mots forts. Le secrétaire général des Nations-Unies Antonio Guterres a jugé que l'humanité était "perdue" si les émetteurs de CO2 ne faisaient pas plus d'efforts.

Le prince Charles a lancé à l'auditoire de patrons et banquiers: "A quoi bon tout l'argent généré dans le monde en continuant de faire des affaires comme si de rien n'était" pour que cette richesse "brûle dans des conditions catastrophiques ?"

- Des arbres par milliards -

Le Forum de Davos, parfois taxé d'hypocrisie climatique en raison du ballet de jets, hélicoptères et limousines qu'il occasionne chaque année, a multiplié les efforts pour se verdir.

Ses organisateurs ont lancé une plateforme "1.000 milliards d'arbres" à planter ou à sauver, un projet assez consensuel pour rallier même Donald Trump. Un assureur suisse a lui eu son petit succès en distribuant des bonnets bleus et en promettant de planter un arbre par couvre-chef distribué.

Pas de quoi convaincre Greta Thunberg. La militante - qui s'est vu conseiller par un ministre américain de "faire des études - a mis vendredi un point final sévère aux discussions de la semaine, estimant que les demandes des activistes du climat sur l'arrêt du financement des énergies fossiles avaient été "ignorées".

- Deal -

Accord de libre-échange avec le Royaume-Uni, avec l'Union européenne... Dans la foulée de la trêve commerciale conclue entre Pékin et Washington, le président américain a réclamé des "deals" aux autres partenaires commerciaux des Etats-Unis, de manière plus ou moins menaçante.

Et si possible à marche forcée. Donald Trump veut conclure "cette année" avec les Européens - qu'il a menacés de taxes sur les voitures - comme avec les Britanniques, sans que le contenu de ces diverses négociations ne soit pour l'instant très clair.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen envisage de signer avec les Etats-Unis "dans quelques semaines." "Il est légitime pour chacun de défendre ses intérêts commerciaux mais nous sommes des alliés et cette alliance est cruciale pour le monde", a rappelé le nouveau commissaire européen à l'économie, Paolo Gentiloni.

- L'ex-ministre passe un mauvais moment -

Sa venue à Davos était déjà vivement critiquée par la rue libanaise, l'ancien chef de la diplomatie Gebran Bassil y a de plus passé un bien mauvais moment.

"Comment êtes-vous venu?" a demandé l'animatrice de la table-ronde à laquelle il participait. "Avez-vous pris un avion privé?"

Le gendre du président Michel Aoun, et l'un des hommes forts du régime, a répondu: "Je suis venu à mes frais". "C'était donc l'argent de la famille?" a insisté l'animatrice. "Non c'était offert. On m'a invité ici".

"Il nous est interdit d'avoir de tels amis lorsque nous sommes au gouvernement", a taclé Sigrid Kaarg, ministre du Commerce des Pays-Bas. Et ancienne coordinatrice spéciale des Nations unies pour le Liban.

- Le feu et l'IA -

Le patron d'Alphabet (Google) Sundar Pichai a estimé que l'intelligence artificielle était pour l'humanité un bouleversement "plus profond que le feu et l'électricité", appelant à mettre en place des régulations.

Le fondateur du géant chinois de la tech Huawei, Ren Zhengfei, a lui comparé mardi l'intelligence artificielle à l'arme nucléaire: "Quand j'avais six ans, la pire peur que les gens avaient était la bombe atomique. Mais si nous nous retournons vers le passé, nous voyons les grands bénéfices de l'énergie atomique. Et l'intelligence artificielle ne fait pas autant de dégâts que la bombe atomique."

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