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Coronavirus : "C'est très tendu partout en Chine !"

Les routes permettant de quitter Wuhan sont bloquées pour tenter de freiner la propagation du coronavirus.
Les routes permettant de quitter Wuhan sont bloquées pour tenter de freiner la propagation du coronavirus. © AFP / Hector Retamal

Wuhan, ville chinoise de 11 millions d'habitants, a été placée à l'isolement en raison du coronavirus, avec l'annulation de près de la totalité des vols et l'installation de points de contrôles routiers sur chaque axe permettant de quitter la ville. Deux expatriés français installés sur place témoignent pour France 24.

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Un médecin de l'hôpital de la province chinoise du Hubei, où s'est déclaré le coronavirus à la fin du mois de décembre 2019, est mort après avoir contracté le virus, a rapporté samedi la presse officielle chinoise. Liang Wudong, qui était en première ligne lorsque l'épidémie s'est déclarée à Wuhan, capitale de cette province du centre du pays, était âgé de 62 ans, précise la chaîne China Global Television. Les autorités ont annoncé plus tôt que 41 personnes étaient mortes en Chine depuis le début de l'épidémie et que près de 1 300 cas avaient été répertoriés dans le pays, selon le dernier bilan en date de vendredi.

Contacté par France 24, Sébastien Spaeth, explique avoir quitté jeudi cette ville dans laquelle il réside depuis un an et demi, peu avant sa "mise sous cloche". "On a eu de la chance, on avait prévu de partir en voiture à 9 heures pour passer les fêtes du Nouvel An dans le Sichuan, dans la famille de mon épouse qui est chinoise. Mais ceux qui devaient prendre l'avion n'ont pas pu, car l'aéroport a été fermé", explique celui qui dirige l'école française internationale de Wuhan."Malgré le confinement, il semble que les étrangers puissent tout de même quitter la ville en voiture, moyennant un contrôle de la température. Les locaux, eux, sont très bien briefés. C'est un peuple très obéissant, plus facile à gérer que les Gaulois ! D'ailleurs, ici, dans le Sichuan, les gens n'arrêtent pas de nous dire que nous ne sommes pas raisonnables, qu'on risque de faire circuler le virus. Nous allons passer un contrôle médical. C'est très tendu partout en Chine", raconte Sébastien Spaeth.

Un nouvel hôpital en construction

À l'instar des quelque 500 expatriés français installés à Wuhan, cet enseignant est tenu de respecter les consignes de sécurité diffusées par les autorités françaises en Chine. Elles déconseillent fortement "tout déplacement dans la province du Hubei". Mathieu Philippe, autre Français que nous avons contacté, qui y vit depuis deux ans, décrit une ville vidée de sa population.

"Cela n’a rien d'étonnant pour les villes de taille 'moyenne' pendant le Nouvel An chinois, car les gens sont partis dans d’autre villes pour passer les fêtes avec la famille. Cela dit, elle plus 'vide' que ce que j’ai pu voir dans le passé. La suppression des transports en commun n’arrange pas ce sentiment. Durant cette période de fête, les magasins et les restaurants sont pour la plupart fermés, y compris ceux qui devaient rester ouverts, en raison des recommandations du gouvernement. Avant cela, ils avaient la recommandation de demander à leur clientèle de porter des masques (dans les cafés et autres bar-restaurants). Les supermarchés, du moins ceux situés dans mon quartier de Wuchang, sont encore ouverts. Le mauvais temps des mois de janvier et février n'arrange rien ! Ma femme m’a dit que le gouvernement local conseillait de rester chez soi pendant le Nouvel An, et de porter un masque en cas de sortie. Mais je n’ai pas eu connaissance de consignes particulières", explique ce Français qui travaille dans le développement de jeux vidéo.

Sur son site Internet, l'ambassade de France conseille également "d’éviter tout contact avec des animaux vivants ou morts, d'éviter de se rendre dans des marchés où sont vendus des animaux et d’éviter de consommer des produits d’animaux peu ou mal cuits". Et elle indique une liste de cliniques et de centres médicaux à Wuhan pour les ressortissants. Un nouvel hôpital devrait d'ailleurs rapidement voir le jour, puisque la construction d'un établissement a été lancé vendredi. Il est destiné à accueillir d'ici dix jours un millier de patients victimes du nouveau coronavirus. Les travaux doivent être achevés en un temps record et l'hôpital, de 25 000 m² et d'une capacité de 1 000 lits, ouvrira ses portes le 3 février, selon l'agence Chine nouvelle. Il accueillera exclusivement des malades de la pneumonie virale d'origine inconnue.

 

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