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À Madrid, l'opposant vénézuélien Juan Guaido appelle ses partisans "à rester debout"

L'opposant Juan Guaido lors d'un meeting à Madrid, le 25 janvier 2020
L'opposant Juan Guaido lors d'un meeting à Madrid, le 25 janvier 2020 © AFP / Javier Soriano

Juan Guaido a effectué cette semaine une tournée en Europe afin de recueillir des soutiens dans son combat contre le président vénézuélien, Nicolas Maduro. S'il a bien rencontré Boris Johnson ou Emmanuel Macron, il n'a pas été reçu par le chef du gouvernement Pedro Sanchez en Espagne, où il a tenu samedi un meeting .

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L'opposant vénézuélien Juan Guaido a demandé samedi 25 janvier à des milliers de partisans de "rester debout face à la dictature" de Nicolas Maduro lors d'une visite à Madrid où il n'a pas été reçu par le chef du gouvernement, Pedro Sanchez. "Je vous demande de ne jamais vous agenouiller face à personne, que nous restions debout le temps qu'il sera nécessaire" face à la "dictature" au Venezuela, a-t-il dit sur la célèbre place de la Puerta del sol. "Vive le Venezuela libre", a-t-il crié alors que ses partisans brandissaient des drapeaux du pays sud-américain.

Reconnu comme président par intérim du Venezuela par une cinquantaine de pays, dont la France et l'Espagne, Juan Guaido a été réélu président du Parlement unicaméral le 5 janvier, lors d'un vote non reconnu par le pouvoir en place. Mais le chef du gouvernement socialiste espagnol Pedro Sanchez a suscité une vive controverse en ne le recevant pas samedi 25 janvier, contrairement au premier ministre britannique Boris Johnson ou au président français Emmanuel Macron qui l'a reçu vendredi à l'Élysée.

En Espagne, l'opposant vénézuélien a été seulement reçu par la ministre des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez, qui lui a réaffirmé le "soutien total du gouvernement espagnol". Cette décision a valu à la ministre les critiques acerbes de l'opposition de droite espagnole à la tête de la mairie et de la région de Madrid qui ont reçu samedi Juan Guaido avec les honneurs d'un chef d'État.

Madrid prone le dialogue

"C'est une crise complexe, qui exige le dialogue […]. La position du gouvernement espagnol a toujours été d'incarner, à travers les institutions européennes, une réponse passant par le dialogue" entre l'opposition et le régime de Nicolas Maduro, s'est défendu Arnacha Sanchez au cours d'une visite dans des zones touchées par la tempête Gloria qui a fait douze morts. 

"Nous sommes un gouvernement qui a toujours soutenu l'opposition vénézuélienne et ce que nous voulons : c'est que des élections soient rapidement organisées au Venezuela", a ajouté le socialiste, rappelant que l'opposant Leopoldo Lopez était réfugié au sein de la résidence de l'ambassadeur d'Espagne à Caracas.

Proche d'Arancha Sanchez, le ministre des Transports, Jose Luis Abalos, a défendu samedi dans le quotidien La Razon la recherche d'une "solution démocratique équilibrée" au Venezuela qui exige de l'Espagne d'éviter toute "position belligérante" à l'égard du régime de Nicolas Maduro.

>> À lire : Venezuela : un an après, Juan Guaido "à la tête d’une opposition fatiguée"

Juan Guaido a tenté de calmer le jeu en assurant devant la presse qu'il espérait pouvoir recevoir la ministre des Affaires étrangères espagnole à Caracas "dans les prochains mois […] une fois que nous aurons retrouvé la démocratie au Venezuela". L'opposant à Nicolas Maduro réclame l'organisation d'une nouvelle présidentielle dans son pays, estimant que celle de 2018 qui a permis au président Maduro de se maintenir au pouvoir a été entachée de "fraudes".

À l'issue de sa rencontre avec Juan Guaido vendredi, le président Macron a renouvelé sur twitter le soutien de la France à "l'organisation rapide d'une élection présidentielle libre et transparente" au Venezuela. Une déclaration qui lui a valu une réponse sèche de Jorge Arreaza, ministre des Affaires étrangères de Nicolas Maduro, qui a interpellé le président français sur la "répression" des manifestations qui ont eu lieu ces derniers mois en France.  "Un gouvernement sourd et arrogant […] ne peut donner de leçons de démocratie à personne, et certainement pas au Venezuela", a écrit Jorge Arreaza en français.

Avec AFP
 


 

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