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Séisme en Turquie : le bilan s'alourdit, course contre la montre des secouristes

Des secouristes fouillent un bâtiment effondré à Elazig, à la suite du puissant séisme qui a frappé l'est de la Turquie le 24 janvier 2020.
Des secouristes fouillent un bâtiment effondré à Elazig, à la suite du puissant séisme qui a frappé l'est de la Turquie le 24 janvier 2020. © Umit Bektas, Reuters

Les secouristes turcs luttent contre la montre et le froid pour extirper à temps des personnes coincées sous les décombres, au lendemain d'un puissant séisme qui a frappé l'est de la Turquie, faisant au moins 35 morts, selon un le dernier bilan publié dimache par le ministère de l'Intérieur.

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Le tremblement de terre qui a frappé l'est de la Turquie, le 24 janvier, a fait au moins 35 morts, selon un nouveau bilan publié dimanche par le ministère de l'Intérieur, alors que les secouristes continuaient dans la matinée de fouiller les décombres à la recherche de survivants dans le centre-ville d'Elazig.

Le nombre de personnes blessées dans les provinces d'Elazig et de Malatya s'élève en outre à 1 607, a indiqué l'agence gouvernementale des situations de catastrophe (AFAD). Une centaine de personnes étaient toujours hospitalisées, dont 13 dans un état grave.

Le séisme s'est produit vendredi à 17h55 GMT dans la province d'Elazig. Il a été mesuré à une magnitude de 6,7 par l'institut américain USGS. Selon l'AFAD, 45 personnes ont été retrouvées vivantes dans les décombres depuis vendredi.

En outre, près de 80 bâtiments se sont effondrés à Elazig et Malatya, et 645 habitations ont été gravement endommagées, d'après la même source.

Samedi soir, une réplique de magnitude 5,1 a avivé la peur des habitants, qui par milliers se sont rués dans la rue aux cris de "séisme, séisme !" Selon l'agence gouvernementale des situations de catastrophe (AFAD), plus de 500 répliques de magnitude comprise entre 1,0 et 5,1 se sont produites depuis la secousse initiale.

Environ 2 000 secouristes mobilisés

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'est rendu samedi dans les deux provinces sinistrées, affirmant que "les mesures nécessaires seraient prises immédiatement […] pour faire en sorte que personne ne reste sans logement". Selon la présidence turque, environ 2 000 secouristes ont été dépêchés dans la province d'Elazig et celle voisine de Malatya, elle aussi durement touchée.

De son côté, le ministre de l'Intérieur Süleyman Soylu a indiqué que plus de 15 000 personnes sont hébergées dans des gymnases et des écoles, et plus de 5 000 tentes ont été installées dans la ville pour accueillir les habitants.

Immédiatement après le tremblement de terre vendredi, des internautes s'en sont pris au "laxisme" des autorités en matière de normes antisismiques, une accusation que rejette le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan.

Samedi, le bureau du procureur d'Ankara a annoncé l'ouverture d'une enquête visant les auteurs de "provocations" sur les réseaux sociaux.

La Turquie est située dans une des zones sismiques les plus actives du monde. En 1999, un séisme de magnitude 7,4 avait frappé le nord-ouest du pays, faisant plus de 17 000 morts, dont un millier à Istanbul.

Le dernier puissant séisme à frapper la Turquie (7,1 sur l'échelle de Richter) s'était produit en 2011 dans la province de Van (est), faisant plus de 600 morts.

En septembre, un séisme de magnitude 5,7 avait touché Istanbul, la capitale économique du pays.

Les experts estiment qu'un tremblement de terre majeur peut à tout moment toucher cette ville de plus de 15 millions d'habitants, où l'habitat, souvent anarchique, n'est que rarement aux normes antisismiques.

Avec AFP
 

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