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Dernier conseil municipal de Jean-Claude Gaudin après 25 ans à la mairie de Marseille

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Marseille (AFP)

Le maire de la deuxième ville de France depuis un quart de siècle, Jean-Claude Gaudin (LR), a ouvert lundi son dernier conseil municipal à Marseille sous les bruit de casseroles dont s'étaient munis des habitants mécontents.

La 198e séance du conseil municipal présidée par Jean-Claude Gaudin s'est ouverte peu après 8H30 dans une salle attenante à la mairie devant laquelle était déployée une quinzaine de camions de CRS, a constaté une journaliste de l'AFP.

"C’est la fin de 40 ans de mandat politique sans interruption, on s’en va avec une certaine nostalgie", a déclaré Roland Blum adjoint au maire chargé des Finances en ouverture de séance.

Dans un costume noir rehaussé d'une cravate violette, le maire, lui, n'a pas laissé transparaître d'émotion.

Il s'est mis à énumérer d'une voix puissante les délibérations rejetées, puis a enchaîné avec la présentation d'un audit partiel sur l'état des écoles, un sujet de vives critiques depuis des années et un thème majeur de la campagne pour sa succession.

Une cinquantaine de militants du Collectif des écoles marseillaises s'étaient rassemblés avec des casseroles pour manifester leur colère face au délabrement des établissements scolaires.

"On est ici histoire que les élus se rappellent de nous (...) Nos enfants sont dans des conteneurs depuis 17 ans, ce n'est même pas une école, c'est indigne", a expliqué Sandrine Desmaris dont le fils est scolarisé à l'école Ruffi.

Situé dans un quartier défavorisé au plein centre de Marseille, l'établissement dont les élèves font classe dans des préfabriqués depuis des années, a appris qu'il ne serait pas transféré dans la nouvelle école qui vient d'être construite, laquelle sera réservée aux enfants des nouveaux habitants du secteur voisin.

"Monsieur le maire, vous pouvez être fier de ce que vous avez fait pendant 25 ans sur les écoles marseillaises", a lancé l'adjointe aux Ecoles, Danièle Casanova.

"Depuis des années nous tirons la sonnette d’alarme: nous avons le même budget que Toulouse pour les écoles" alors que Marseille compte "deux fois plus" d'établissements, a souligné de son côté l'opposant socialiste Benoît Payan.

Quelque 150 délibérations doivent être votées par le conseil. Le dossier sensible de l'habitat indigne, point noir du dernier mandat de Jean-Claude Gaudin sera aussi évoqué.

Parmi les candidats aux prochaines élections, Martine Vassal, dauphine de M. Gaudin était absente. Bruno Gilles, candidat LR dissident et Stéphane Ravier (RN) étaient sur les bancs. La candidate Samia Ghali (ex-PS) a fait une apparition.

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