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En Irak, trois roquettes frappent directement l'ambassade américaine

Vue générale de l'ambassade américaine à Bagdad, en Irak, le 3 janvier 2020.
Vue générale de l'ambassade américaine à Bagdad, en Irak, le 3 janvier 2020. © Ahmad al-Rubaye, AFP

Washington a appelé dimanche l'Irak à protéger les installations diplomatiques américaines après que trois roquettes se sont abattues dans la soirée sur leur ambassade à Bagdad. 

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Pour la première fois directement, trois roquettes ont frappé dimanche 26 janvier l'ambassade américaine à Bagdad. Au même moment, des milliers de manifestants antigouvernementaux défiaient les forces de sécurité qui ont tiré à balles réelles, faisant deux morts.

Quelques heures après les tirs, les États-Unis ont "appelé le gouvernement de l'Irak à remplir ses obligations, afin de protéger (leurs) installations diplomatiques".

"Transformer l'Irak en zone de guerre"

Ces tirs de roquettes s'ajoutent à la série d'attaques ayant visé ces dernières semaines l'ambassade américaine, située dans la Zone verte ultrasécurisée de Bagdad, et des bases irakiennes abritant des soldats américains.

Aucune n'a été revendiquée, mais Washington a plusieurs fois accusé des milices pro-Iran. Une roquette s'est écrasée dimanche sur une caféteria de l'ambassade à l'heure du dîner tandis que deux autres se sont abattues à proximité, a déclaré à l'AFP une source au sein des services de sécurité.

Au moins une personne a été blessée dans l'attaque, a indiqué à l'AFP un haut responsable irakien ayant requis l'anonymat. Il n'était pas possible dans l'immédiat de connaître la nationalité de la victime.

Le porte-parole du département d'État américain a précisé dans un communiqué que, depuis septembre, "il y a eu plus de quatorze attaques menées par l'Iran et les milices soutenues par l'Iran contre du personnel américain en Irak".

Le Premier ministre irakien, Adel Abdel Mahdi, a dénoncé une "agression" qui pourrait "transformer l'Irak en zone de guerre".

V de la victoire

Fin décembre, un sous-traitant américain a été tué par un tir de roquettes sur une base dans le nord du pays. En représailles, Washington a mené des raids aériens le 29 décembre contre plusieurs bases des brigades du Hezbollah, un groupe armé chiite irakien membre du Hachd al-Chaabi, coalition de paramilitaires dominée par des factions pro-Iran et intégrée aux forces régulières.

Au moins 25 combattants des brigades du Hezbollah ont été tués dans les frappes et, le 31 décembre, des milliers de leurs partisans ont attaqué l'ambassade américaine.

Environ 5 200 soldats américains sont stationnés en Irak pour mener la coalition antijihadiste. Le sentiment antiaméricain dans le pays s'est ravivé après la mort du général iranien Qassem Soleimani et de son lieutenant irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, tués dans une frappe de drone américaine à Bagdad le 3 janvier.

Le puissant leader chiite Moqtada al-Sadr a organisé vendredi à Bagdad un rassemblement de ses partisans pour réclamer le départ des troupes américaines.

Des milliers d'étudiants faisant le V de la victoire et brandissant le drapeau irakien ont à nouveau envahi dimanche des rues et des places de Bagdad et de plusieurs villes du sud du pays.

Avec AFP

 

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