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Lutte antiterroriste au Sahel : Paris appelle Washington à maintenir son soutien

La ministre française des Armées Florence Parly et son homologue américain Mark Esper, lors d'une conférence de presse au Pentagone, le 27 janvier 2020, à Washington.
La ministre française des Armées Florence Parly et son homologue américain Mark Esper, lors d'une conférence de presse au Pentagone, le 27 janvier 2020, à Washington. © OLIVIER DOULIERY, AFP

La ministre française de la Défense, Florence Parly, était à Washington, lundi, pour tenter de convaincre les États-Unis de ne pas se désengager de la lutte contre le jihadisme au Sahel. Les Américains n’ont, pour le moment, donné aucune garantie.

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Lundi 27 janvier, Paris a appelé Washington à maintenir son soutien militaire aux efforts antijihadistes français dans le Sahel par la voix de Florence Parly. La ministre française de la Défense s’est entretenue au Pentagone avec son homologue américain, Mark Esper.

"Le soutien américain à nos opérations est d'une importance cruciale et sa réduction limiterait gravement l'efficacité de nos opérations contre les terroristes", a-t-elle déclaré à l'issue de la rencontre.

Mark Esper a, lui, souligné qu’"aucune décision n'a[vait] encore été prise", au cours d'une conférence de presse commune avec Florence Parly, évitant soigneusement tout engagement envers Paris.

"Mon objectif est d'ajuster notre présence militaire dans beaucoup d'endroits", a-t-il ajouté, rappelant que les États-Unis voulaient réaligner leurs forces dans le monde pour répondre à une menace jugée grandissante de la Chine et la Russie, dans un contexte de "concurrence entre grandes puissances".

"J'ai des consultations avec Mme Parly depuis plusieurs mois (à ce sujet) et nous continuerons à le faire quand nous prendrons des décisions", a-t-il poursuivi.

"Je m'échine à éviter que les Américains s'en aillent"

Le chef d'état-major américain, le général Mark Milley, a récemment prévenu que les États-Unis entendaient réduire leur présence en Afrique, au moment même où Paris et ses partenaires sahéliens viennent d'annoncer des efforts accrus pour tenter de venir à bout de groupes jihadistes, dont les attaques se multiplient.

>> À voir : L'armée française, ultime rempart contre la menace jihadiste au Sahel ?

Un retrait américain d'Afrique de l'Ouest constituerait un coup dur pour les 4 500 soldats français de l'opération Barkhane, déployés au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Washington fournit en effet à Barkhane des capacités de renseignement et de surveillance, notamment grâce à ses drones, du ravitaillement en vol et du transport logistique, pour un coût de 45 millions de dollars par an.

"Je m'échine à éviter que les Américains s'en aillent", a confié la semaine dernière le chef d'état-major des Armées, le général François Lecointre.

Les militaires américains, a-t-il ajouté, "conviennent que cela n'aurait aucun sens" de se désengager alors que les groupes liés à Al Qaïda et à l'organisation État islamique multiplient les attaques meurtrières dans la zone sahélo-saharienne.

"Il y a un risque réel de voir [l'EI] reconstituer au Sahel le sanctuaire qu'il a perdu au Proche-Orient", insiste-t-on dans l'entourage de Florence Parly.

Avec AFP et Reuters

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