Accéder au contenu principal
Reportage

Visite guidée du camp d'Auschwitz-Birkenau : "La stratégie des nazis était d'éviter la panique"

L'inscription en allemand "Arbeit macht frei" ("Le travail rend libre") figurant au-dessus de la porte d'entrée de l'ancien camp de la mort nazi d'Auschwitz-Birkenau.
L'inscription en allemand "Arbeit macht frei" ("Le travail rend libre") figurant au-dessus de la porte d'entrée de l'ancien camp de la mort nazi d'Auschwitz-Birkenau. © France24

En 2019, 2,3 millions de personnes ont visité le mémorial d'Auschwitz-Birkenau, un chiffre qui augmente d'année en année. Alors que les témoins des atrocités commises dans les camps nazis s'en vont peu à peu, l'essentiel de l'infrastructure du camp est resté intact depuis la Libération. Dorota Kuczynska, guide au mémorial, y a accompagné une équipe de France 24.

Publicité

L'inscription tristement célèbre, "Le travail rend libre", trône aujourd'hui encore sur le portail du camp d'Auschwitz-Birkenau. La devise faisait partie intégrante de la stratégie des nazis : "les Allemands faisaient tout pour éviter la panique, pour calmer les gens, et faciliter la suite", explique Dorota Kuczynska, guide au mémorial d'Auschwitz. "C'est pour ça qu'on leur demandait d'écrire des lettres. C'est pour ça qu'on vendait des tickets aux juifs de Grèce. C'est pour ça qu'on leur proposait d'acheter des maisons polonaises inexistantes, qu'on leur vendait des terrains polonais. Evidemment, tout était faux."

Au mémorial, les visiteurs peuvent voir ces lettres expliquant aux déportés comment ils devaient faire leurs bagages. Autant d'objets personnels qui étaient ensuite confisqués à leur arrivée au camp.

Dans une autre pièce, une maquette illustre le fonctionnement de l'extermination. Les récipients de zyklon B utilisés dans les chambres à gaz y sont également exposés. Une vision éprouvante, mais importante pour les visiteurs du monde entier.

L'essentiel de l'infrastructure du camp est resté intact après la Libération. Mais les nazis ont toutefois essayé de détruire la preuve la plus flagrante de leur crime : les chambres à gaz et les fours crématoires de Birkenau. "Dans la chambre à gaz, au plafond il y avait des pommeaux de douche. Il y avait également quatre cheminées et quatre tuyaux, pour introduire les crystaux du poison Zyklon B", explique Dorota Kuczynska devant les décombres des bâtiments.

Parmi les déportés arrivant dans le camp d'extermination, 80 % d'entre eux allaient directement à la mort.

Alors que les témoins des atrocités commises ici et dans les autres camps nazis s'en vont peu à peu, le mémorial d'Auschwitz-Birkenau leur survivra, pour rappeler à l'humanité qu'elle ne doit jamais oublier, ni laisser l'histoire se répéter.

 

 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.