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Nouvelle manifestation des pompiers à Paris, marquée par des violences

Les pompiers de Paris sur la statue de la place de la Nation, le 28 janvier 2020.
Les pompiers de Paris sur la statue de la place de la Nation, le 28 janvier 2020. AFP - BERTRAND GUAY

Des heurts ont eu lieu, mardi à Paris, entre les forces de l'ordre et des pompiers, qui manifestaient de nouveau pour exiger une revalorisation de leurs conditions de travail, notamment la prime de feu.

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Au son des sifflets et sirènes, et sous les fumigènes multicolores, les pompiers, vêtus de leur uniforme bleu marine à bandes jaunes fluorescentes, sont partis, mardi 28 janvier, peu après 14 h, de la place de la République en direction de Nation, terminus de la manifestation parisienne.

Il s'agit de la deuxième manifestation nationale de pompiers en moins de quatre mois dans la capitale, à l'appel des syndicats de pompiers professionnels, mobilisés depuis l'été dernier pour obtenir du gouvernement et des collectivités locales des réponses à leurs revendications.

Prime de feu

Ils réclament une revalorisation de la prime de feu (28 % du salaire de base, contre 19 % actuellement) à hauteur des primes de risques accordées aux policiers et gendarmes, le maintien de leurs effectifs, la garantie du maintien de leur système de retraite actuel et qu'une meilleure protection face aux agressions dont le nombre augmente chaque année.

"On est le dernier maillon des secours d'urgence en France, et on est submergé par les appels et interventions. Il faut des effectifs et moyens pour y répondre, mais également la garantie que l'on se concentre principalement sur nos missions, l'urgence, et pas servir de supplétifs à des services de santé absents", a expliqué à l'AFP Frédéric Perrin, président du syndicat SPASDIS-CFTC.

Jets de projectiles contre tirs de gaz lacrymogènes

Dans un premier temps, le cortège de plusieurs milliers de soldats du feu en uniforme, quadrillé par les forces de l'ordre, est arrivé dans le calme place de la Nation, où une Marseillaise a été entonnée en choeur par les pompiers. 

Plusieurs manifestants ont ensuite tenté de forcer un barrage métallique de police érigé pour empêcher un éventuel blocage du périphérique, brièvement envahi par les pompiers. Les pompiers ont été repoussés par les forces de l'ordre au canon à eau et par des tirs de gaz lacrymogène et de grenades assourdissantes. 

Plusieurs manifestants ont été légèrement blessés, notamment aux jambes par des éclats de grenades, a constaté un journaliste de l'AFP. 

 

La préfecture a de son côté annoncé l'arrestation de deux "manifestants violents". 

Plusieurs pompiers ont aussi essayé de quitter l'itinéraire autorisé pour tenter de bloquer le périphérique au niveau de la porte de Vincennes, selon la préfecture, qui dénonce, dans un communiqué sur Twitter, un "inadmissible blocage".

La manifestation nationale du 15 octobre avait réuni entre 7—000 et 10—000 personnes, selon les syndicats. Elle avait été émaillée de quelques tensions après l'arrivée du cortège place de la Nation, où les forces de l'ordre avaient usé de gaz lacrymogènes et de lanceurs d'eau pour disperser les manifestants.

Les pompiers professionnels représentent 16 % des 247—000 pompiers en France, les autres étant volontaires ou militaires.

Cette nouvelle manifestation s'inscrit dans un mouvement de grève démarré en juin, très suivi selon les syndicats même s'il n'a pas entraîné de perturbations majeures, les pompiers étant astreints à un service minimum.

AFP

 

 

 

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