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Barry Callebaut, le géant européen du chocolat parie sur le Brexit

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Bruxelles (AFP)

Peu importe le Brexit, les Britanniques devraient rester de gros mangeurs de chocolat. Et les ventes de confiseries ou biscuits chocolatés "made in UK" continuer de croître, selon le fabricant européen Barry Callebaut.

"Potentiellement ça peut même être une opportunité pour nous", affirme à l'AFP Richard Terme, qui dirige depuis Banbury (Angleterre) l'activité britannique du groupe né en 1996 de la fusion du français Cacao Barry avec le belge Callebaut.

Son raisonnement: le départ de l'UE pourrait amener les opérateurs britanniques à développer d'autres marchés d'exportation et doper leurs ventes par exemple en Amérique du Nord.

"Un gros client a déjà des contacts aux Etats-Unis et au Canada. Nous serions en position d'accompagner ce mouvement à l'export", explique le dirigeant.

Car la principale activité de Barry Callebaut est de fournir en chocolat liquide les industriels de l'agroalimentaire (Nestlé, Mondelez International, Unilever etc)... En fabriquant au plus près d'eux pour livrer "en citerne dans un délai de cinq à sept jours après la commande", souligne M. Terme.

Barry Callebaut, groupe coté à la Bourse de Zurich dont le capital est aujourd'hui majoritairement suisse, affiche un chiffre d'affaires de 7,3 milliards de francs suisses (6,5 mds d'euros) lors de son dernier exercice annuel.

Avec ses 60 sites de production dans le monde -dont une méga usine à Lebbeke en Belgique-, il revendique la place du numéro un mondial de la transformation des fèves de cacao, importées principalement de Côte d'Ivoire et du Ghana.

En Europe, place forte du groupe, le Royaume-Uni est "le premier marché", comptant pour "10 à 15%" des volumes écoulés sur le continent, qui absorbe lui-même près de la moitié des ventes mondiales.

- "Un goût britannique" -

"Il y a une présence importante ici des grands groupes agroalimentaires, des biscuitiers et puis on a tout un tas de petits et moyens chocolatiers qui se développent", explique le directeur général de la filiale britannique.

Pour accompagner leur croissance, le groupe a décidé notamment d'augmenter de 25% la capacité de production de son usine de Banbury, au nord d'Oxford, site "phare" de la filiale.

Ce plan d'investissement a été décidé "indépendamment du Brexit", assure Richard Terme, un Français qui a travaillé pour Danone avant de rejoindre Barry Callebaut en 2015.

Une fois le verdict du référendum tombé en juin 2016, "il y a eu des groupes de travail, c'était un événement à anticiper, mais ça n'a pas changé nos plans", poursuit-il.

En Europe, les Britanniques comptent parmi les plus gros consommateurs de chocolat, chacun en avalant en moyenne en une année entre sept et huit kilogrammes, selon les sources.

C'est moins que les Suisses (près de 9 kg par habitant et par an), mais davantage que les Français et les Belges, pour qui les chiffres tournent autour de 6-7 kg, d'après le syndicat du chocolat en France.

Les industriels ont même développé "un goût britannique" de chocolat au lait qui le distingue des autres sur les marchés asiatiques et américains. D'où la volonté de Barry Callebaut d'exploiter la veine du "made in UK": "Cela a une résonance vis-à-vis des consommateurs".

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