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Coupe de France: Marseille a retrouvé la clef

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Marseille (AFP)

L'Olympique de Marseille ne s'est pas brisé deux fois contre le même verrou, battant Strasbourg (3-1) pour accéder aux quarts de finale de la Coupe de France, mercredi, quatre jours après avoir buté contre Angers (0-0).

Cette fois, la porte n'est pas restée fermée. Un but magnifique de Bouna Sarr (32) et un penalty de Dimitri Payet (43 s.p.) ont permis à l'OM de pousser la porte de quarts.

Il a fallu défendre à son tour une fois que le Racing est revenu par Benjamin Corgnet (59), mais le dauphin du Paris SG en Ligue 1 a mérité sa victoire, confirmée par un but de Boubacar Kamara sur le dernier contre (90+5).

L'OM renoue avec ses statistiques vertueuses: sur ses 13 derniers matches, il en a remporté 11, dont un aux tirs au but (Granville, 1-1, 4-2 t.a.b.) et peut toujours rêver d'une coupe qu'il n'a plus touchée depuis 1989.

L'ancien spécialiste de l'épreuve, dépassé par le PSG (12 victoire contre 10), ne jouera que son quatrième quart de finale en 13 saisons, mais André Villas-Boas, qui rêve d'un trophée pour marquer son passage, est toujours en course.

Tout n'a pas été parfait, mais son équipe a trouvé, sans son attaquant Dario Benedetto, ménagé pour son tendon d'Achille douloureux, les solutions qui lui avaient échappé contre le SCO.

- La revanche de Payet -

La clef s'appelle Bouna Sarr. Le match s'endormait un peu, pas aussi soporifique que contre Angers, quand le latéral droit a sonné un réveil tonitruant.

La Guinée est venue le chercher pour rejoindre l'équipe nationale? Mais avec un tel but il pourrait jouer pour le Brésil! "Bouna" a enchaîné deux double-contacts pour effacer quatre défenseurs strasbourgeois avant d'enrouler du gauche un ballon hors de portée de Bingourou Kamara.

La petite chambrée du Vélodrome (29.589 spectateurs) a exulté, en particulier le carré de tribune rempli par des avocats en robe, qui manifestaient contre la réforme des retraites sous la banderole "Avocats Marseillais nous allons gagner!"

Après le réveil, Payet a sonné le K.-O., transformant un penalty pour une main de Lionel Carole dans la surface.

Le N.10 a pris une petite revanche personnelle. La saison dernière contre le même adversaire, en Coupe de la Ligue, il avait manqué deux penalties contre Bingourou Kamara, un dans le temps réglementaire, un pendant la série de tirs au but, et le Racing s'était imposé (1-1, 4-2 t.a.b.).

- Rouge pour Ndour -

Autre satisfaction, en défense, Jordan Amavi a encore été saignant, décidément très loin du joueur perdu du début de saison.

Enfin Steve Mandanda a de nouveau sorti de beaux arrêts, contrant à bout portant un tir d'Ibrahima Sissoko (25). Le capitaine a aussi bondi sur la frappe de Waris Majeed, la nouvelle recrue alsacienne, mais il n'a pu que la repousser dans les pieds de Corgnet, le buteur.

Sur ce coup, le gardien a été abandonné par sa défense, qu'il a copieusement engueulée.

Après ce but, Strasbourg s'est vraiment mis à jouer. L'équipe de Thierry Laurey était diminuée par les blessures (Djiku, Caci, Mothiba) et par le choix de l'entraîneur de laisser son meneur de jeu Adrien Thomasson, en verve, sur le banc.

Mais les derniers espoirs alsaciens se sont brisés sur le carton rouge direct d'Abdallah Ndour qui a lourdement bizuté le jeune Marley Aké en le soulevant d'un tacle non maîtrisé (86). "Bouba" Kamara, sur un contre conduit par Payet, a parachevé la soirée.

Tout n'a cependant pas fonctionné à l'OM, Maxime Lopez, au milieu, a encore rendu une pâle copie et entendu des sifflets.

Nemanja Radonjic, titulaire à droite, a manqué ses trois occasions, maladroit (2) ou magnétisé par Kamara (22, 64). Le Serbe ne marque décidément que quand il sort du banc (5 buts). Ce n'est pas lui qui a trouvé la clef, mais la porte est ouverte.

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