Accéder au contenu principal

La Bourse de Paris prolonge son rebond à mi-séance (+0,37%)

Publicité

Paris (AFP)

La Bourse de Paris prolongeait son rebond de la veille mercredi à la mi-journée (+0,37%), de nouvelles publications économiques compensant les craintes toujours présentes suscitées par le risque de propagation du virus en Chine à court terme.

A 14H15 (13H15 GMT), l'indice CAC 40 prenait 22,10 points à 5.947,92 points dans un volume d'échanges de 1,3 milliard d'euros. La veille, il avait fini en net rebond (+1,07%) à 5.925,82 points.

La place parisienne a accru ses gains après une ouverture à l'équilibre.

Wall Street se préparait de son côté à ouvrir dans le vert. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average progressait de 0,37%, celui de l'indice élargi S&P 500 de 0,32% et celui du Nasdaq, à forte coloration technologique, de 0,44%.

La petite hausse des marchés "suggère que les investisseurs ne croient pas trop que cette situation disparaîtra de l'écran radar prochainement mais ils ne fuient pas non plus le marché, attendant peut-être d'en savoir plus sur le coût financier de la crise" sanitaire, indique David Madden, analyste chez CMC Markets.

Le dernier bilan officiel fait état de 132 morts et 5.974 cas confirmés de contamination par le nouveau coronavirus en Chine continentale, soit plus que le nombre d'infections enregistrées lors de l'épidémie de Sras dans le pays en 2002-2003.

Dix-sept pays et territoires sont désormais touchés par le virus et de plus en plus d'entreprises prennent des mesures face au coronavirus.

"L'évolution de la crise sanitaire chinoise augmente le risque de voir les indicateurs conjoncturels rapidement affectés par un ralentissement chinois", observe Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

En zone euro toutefois, les investisseurs ont reçu plusieurs messages positifs. En Allemagne, le gouvernement a relevé ses prévisions de croissance pour l'année 2020, tablant sur une hausse du produit intérieur brut de 1,1%, contre 1% annoncé précédemment.

Et le moral des consommateurs devrait progresser légèrement en février, signe d'un regain d'optimisme autour de la conjoncture dans la première économie européenne, selon le baromètre GfK.

La France n'était pas en reste: l'indice de confiance des ménages a rebondi en janvier après sa baisse de décembre.

Le marché, qui s'appuie aussi sur de bonnes publications d'entreprises, attend désormais la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine. Celle-ci devrait déboucher sur un statu quo compte tenu de la croissance soutenue de l'économie et de l'apaisement des tensions avec Pékin.

"Toutefois, on ne peut pas exclure que la banque centrale puisse ouvrir la porte à une baisse des taux pour mars si les conditions économiques au niveau mondial montrent des signes de faiblesse du fait du coronavirus chinois", note Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

- LVMH recule en dépit d'un record -

Le géant du luxe LVMH baissait de 1,29% à 406,70 euros en dépit d'un nouveau record de chiffre d'affaires annuel, le marché s'attardant sur le ralentissement de la croissance des ventes au dernier trimestre et sur l'impact potentiel de l'épidémie de coronavirus en cours sur l'activité du groupe.

Airbus avançait de 1,19% à 135,84 euros après avoir conclu un "accord de principe" avec les autorités judiciaires britannique, française et américaine et indiqué provisionner 3,6 milliards d'euros pour payer les amendes et éviter ainsi des poursuites pour des faits présumés de corruption.

Renault progressait de 1,10% à 35,95 euros, porté par la nomination de l'ancien patron de Seat (groupe Volkswagen) Luca de Meo au poste de directeur général.

Air Liquide, en négociations exclusives avec le groupe allemand Messer pour lui céder ses filiales en République tchèque et en Slovaquie, s'adjugeait 1% à 130,70 euros.

SMCP progressait de 5,10% à 8,25 euros, salué pour une hausse de 11,3% de son chiffre d'affaires 2019.

Pierre et Vacances grimpait de 9,79% à 24,10 euros, le groupe déficitaire depuis 2011 visant un retour à la rentabilité dès 2021.

La Compagnie des Alpes reculait de 2,37% à 28,85 euros après avoir annoncé qu'elle allait cesser d'exploiter la station de ski des Deux Alpes.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.