Accéder au contenu principal

Mondial au Qatar: Blatter à la disposition de la justice française mais "en Suisse"

Publicité

Lausanne (AFP)

L'ancien président de la Fifa, Sepp Blatter, se tient "à la disposition de la justice française" dans l'enquête sur les conditions d'attribution de la Coupe du monde de football 2022 au Qatar, "si l'audition a lieu en Suisse", a-t-il déclaré mercredi à l'AFP.

"Je ne suis pas prêt à venir en France pour une audition, mais je me tiens à la disposition de la justice française si l'audition a lieu en Suisse", a déclaré M. Blatter.

L'ex-président de la Fifa, toujours suspendu pour un paiement controversé à Michel Platini, reprend ainsi les termes d'un courrier adressé mercredi par son avocat Lorenz Erni à la police française.

M. Blatter avait pourtant déclaré le 11 décembre à l'AFP qu'il irait témoigner en France, si le Parquet national financier (PNF) "lui demande officiellement".

L'ancien patron du football mondial, âgé de 83 ans, a déjà été entendu dans cette affaire en Suisse, le 20 avril 2017, à la demande du PNF, avait-il précisé en décembre.

L'enquête sur les conditions d'attribution de la Coupe du monde de football 2022 au Qatar, conduite depuis trois ans sous l'égide du PNF, a été confiée en décembre dernier à un juge d'instruction parisien. Cette information judiciaire a été ouverte notamment pour "corruption active et passive".

"Nous avons envie de voir M. Blatter, en France ou en Suisse, je ne sais pas quand", a déclaré mercredi à Paris un enquêteur de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), joint par l'AFP.

"La justice française va demander à l'entendre", a ajouté cette source.

L'ouverture de l'information judiciaire vise à faire la lumière sur les conditions dans lesquelles la Fifa a confié au Qatar l'organisation du Mondial 2022, le 2 décembre 2010.

Elle est intervenue six mois après l'audition de Michel Platini, placé en garde à vue dans les locaux de l'OCLCIFF, mais aussi de l'ancienne conseillère sport de Nicolas Sarkozy, Sophie Dion, et de l'ex-secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, entendu lors d'une audition libre.

Vice-président de la Fifa et président de l'UEFA lors de l'attribution du Mondial 2022, Platini avait notamment été interrogé sur les raisons de son vote en faveur du Qatar.

Au coeur des soupçons: une réunion organisée au Palais de l'Elysée le 23 novembre 2010, à laquelle ont participé le président Nicolas Sarkozy, mais aussi Tamim ben Hamad al-Thani -alors prince héritier du Qatar devenu émir en 2013- et Platini.

Les enquêteurs se demandent si l'objet de ce déjeuner, organisé neuf jours seulement avant le scrutin, n'était pas de faire basculer le vote de Platini, longtemps acquis à la candidature américaine, et si des contreparties ont eu lieu en échange de ce vote.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.