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Dans la presse

"Plan de paix" américain : "Il faut être deux pour danser le tango"

Benyamin Netanyahou et Donald Trump
Benyamin Netanyahou et Donald Trump © France 24

A la Une la presse, ce mercredi 29 janvier, la poursuite de la propagation du coronavirus en Chine et dans le monde. Les réactions au "plan de paix" proposé hier par Donald Trump. Des témoignages sur le fléau de la pédophilie dans le sport français. Et un ex-futur marié très (trop) inventif.

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A la Une de la presse, ce matin, la poursuite de la propagation du coronavirus en Chine, où les autorités annoncent désormais près de 6000 cas de contamination, et 132 décès.

Alors que le nombre d’infections dépasse maintenant celui de l’épidémie de Sras de 2003, le gouvernement affiche « a confiance et sa capacité à remporter la bataille» contre le coronavirus, d’après The China Daily, qui rapporte que Hong Kong a décidé de suspendre partiellement les liaisons avec le continent, pour éviter sa propagation. Face à l’extension de l’épidémie, la gestion de la crise sanitaire par la chef de l’exécutif hong-kongais, Carrie Lam, déjà contestée par le mouvement pro-démocratie, provoque toutefois beaucoup de critiques, notamment sur la pénurie et le coût des masques, selon The Financial Times. Aux Philippines, le nombre de cas continue également d’augmenter, avec 24 patients susceptibles d’être porteurs du virus et The Manila Times, qui montre à la Une les types de masques mis à disposition pour se prémunir du virus, annonce que le gouvernement est en train de voir comment il va pouvoir rapatrier ses ressortissants de Chine. D’après le quotidien local Ouest France, le gouvernement français va organiser dès demain «un rapatriement par voie aérienne directe» pour les Français de la région de Wuhan, l’épicentre de l’épidémie.

A la Une également, les réactions à la présentation, hier, par Donald Trump, de son «plan de paix» pour le conflit israélo-palestinien. Le président américain, cité par The Jerusalem Post, a assuré proposer un accord «gagnant-gagnant» - un projet qui «donne l’avantage à l’Etat hébreu», selon le quotidien israélien. Le journal saoudien Arab News salue «la vision de Trump pour la Palestine», et un plan qui constitue, selon lui, «un nouvel effort vers la paix». Une réaction qui atterre le journal panarabe de Londres Al Quds Al Araby, très remonté contre les nations arabes qui acceptent de valider le projet américain - comme en témoigne un dessin, où l’on voit ces pays en train de couler le bateau palestinien, perceuse à la main.

Dans l’ensemble, ce «plan de paix» reçoit un accueil défavorable. Le journal jordanien Al Ghad accuse même Donad Trump de «tuer la paix», et de pousser tout le Proche-Orient «vers l’extrémisme», tandis que L’Orient Le Jour fustige «la paix des pillards», proposée selon lui par le président américain et Benyamin Netanyahou. «En fin de compte et sans surprise, la montagne a accouché d’une méchante souris», regrette le quotidien libanais. La presse européenne, elle, est plus partagée. En France, Le Figaro parle d’une «paix unilatérale», en citant Yitzhak Rabin, le Premier ministre israélien assassiné en 1995 pour avoir voulu faire la paix, et qui avait coutume de dire qu’il fallait «être deux pour danser le tango»: «L’audacieuse originalité du pari de Trump tient au fait que son plan postule l’inverse: la paix peut procéder de décisions unilatérales imposées par le plus fort au plus faible», écrit le journal. Il Manifesto, condamne, lui, le plan de Donald Trump: «Bonne nuit Palestine», titre avec amertume le journal italien: «Trump offre un «Etat» aux Palestiniens, mais en réalité, il leur propose seulement une entité fantoche, sans souveraineté».

A noter aussi ce matin, le dossier du journal L’Equipe sur les violences sexuelles dans le sport - des témoignages pour «mettre fin à l’omerta». Patineuses, nageuses, joueuses de tennis: les huit femmes qui ont accepté de parler disent toutes avoir été victimes de violences de la part de leurs entraîneurs, alors qu’elles étaient adolescentes. Des récits que L’Equipe dit publier pour que les institutions sportives prennent enfin la mesure du problème. Avant ces témoignages, «il y a eu des alertes claires», rappelle le journal, qui estime qu’«on ne peut plus tolérer que des Fédérations se cachent derrière les conventions qu’elles ont signées avec des associations pour dire qu’elles agissent». L’Equipe demande aussi à ministre des Sports, de faire plus, notamment en systématisant le contrôle des éducateurs bénévoles.

Aux Etats-Unis, le fait d’avoir mentionné une affaire de viol présumé impliquant Kobe Bryant, ce champion de basket mort dimanche dernier dans un accident, a valu une suspension à une journaliste du Washington Post. Quelques heures après le décès de l’ancienne star, Felicia Sonmez avait tweeté un article sur des accusations de viol portées contre le basketteur en 2003. Un message qui lui a valu non seulement des menaces de mort, mais aussi d’être suspendue par son journal, qui a dit vouloir vérifier qu’elle n’avait pas enfreint sa politique en matière de publication sur les réseaux sociaux.The Washington Post vient finalement de la réintégrer, sa direction reconnaissant avoir «dépassé les bornes».

On en se quitte pas là-dessus. C’est assez cocasse, puisque cette histoire nous est racontée par L’Union. Le journal local français rapporte qu’un Colombien de 55 ans a élaboré un stratagème assez hasardeux pour ne pas se marier, puisque cet homme a planifié son propre enlèvement pour éviter de se retrouver devant l’autel. C’est en découvrant l’ampleur du dispositif mis en place pour le retrouver, que l’ex-futur marié a finalement décidé de se rendre à la police, pour avouer la supercherie.

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