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Premières évacuations d'étrangers en Chine, où le coronavirus se propage

Un homme désinfecte un parking dans la ville de Changsha, en Chine, le 29 janvier 2020.
Un homme désinfecte un parking dans la ville de Changsha, en Chine, le 29 janvier 2020. © Thomas Peter, Reuters

Le Japon et les États-Unis ont rapatrié, mardi, leurs ressortissants qui se trouvaient à Wuhan, ville du centre de la Chine et foyer de l'épidémie de coronavirus, qui a déjà fait 132 morts et contaminé près de 6 000 personnes. En France, un cinquième cas a été confirmé.

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Les premiers avions affrétés pour évacuer des étrangers ont quitté la Chine mardi , fuyant le coronavirus dont le bilan ne cesse de grimper. Le coronavirus 2019-nCoV a fait 132 morts dans le pays, selon le dernier bilan arrêté mardi soir, ont annoncé mercredi 29 janvier les autorités. Par ailleurs, 1 459 cas supplémentaires de contamination ont été recensés, soit 5 974 cas dans le pays depuis le début de l'épidémie, à la date de mardi. La majorité des cas mortels ont été signalés dans la province du Hubei, foyer de l'épidémie, qui a rapporté mercredi le décès de 27 patients supplémentaires.

Le nombre d'infections par le coronavirus de Wuhan, ville désormais coupée du monde, dépasse donc celui du Sras qui avait sévi dans le pays en 2002-2003. Le Syndrome respiratoire aigu sévère, également un coronavirus, avait pour sa part infecté 5 327 personnes en Chine continentale, et provoqué 349 morts dans le pays.

Le Japon a été le premier pays à rapatrier ses ressortissants, qui sont au nombre de 650 dans le Hubei. Parti de Wuhan, capitale de la province, un avion avec environ 200 d'entre eux a atterri mercredi matin à Tokyo. Les autorités ne prévoient pas de les placer en quarantaine à leur arrivée.

Un avion français jeudi

Les États-Unis ont également annoncé qu'un avion envoyé à Wuhan pour évacuer le personnel de leur consulat dans cette ville ainsi que d'autres ressortissants américains avait décollé, mercredi.

La France a pour sa part indiqué envoyer mercredi un avion qui atterrira jeudi à Wuhan, afin de ramener les premiers rapatriés français "probablement vendredi". Ces personnes seront soumises à une quarantaine de 14 jours à leur retour, a précisé la ministre française de la Santé, Agnès Buzyn. Un deuxième avion partira de France vers la Chine jeudi ou vendredi.

Par ailleurs, la Commission européenne a indiqué qu'un deuxième avion décollerait "plus tard dans la semaine" pour au total rapatrier au moins 350 Européens, dont 250 Français.

Un cinquième malade en France

Quatre cas supplémentaires d'infection ont été annoncés mardi en Bavière, dans le sud-ouest de l'Allemagne. Les autorités sanitaires locales ont précisé qu'un des malades avait été contaminé par une autre personne sur le sol allemand même, ce qui représente la première transmission du virus identifiée sur le sol européen.

Les autorités françaises ont par ailleurs fait état, mercredi, d'un cinquième cas sur le territoire. Il s'agit de la fille du quatrième cas confirmé la veille, celui d'un touriste chinois originaire du Hubei.

Un cas de transmission a également été identifié au Japon, celui d'un sexagénaire nippon qui ne s'était jamais rendu en Chine mais avait véhiculé des touristes en provenance de Wuhan.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé mardi l'envoi "dès que possible" en Chine d'experts internationaux afin de mettre en commun les connaissances sur le virus et d'apporter une "réponse mondiale".

"Nous ne permettrons pas au démon de se cacher", a assuré le président Xi Jinping en recevant à Pékin le directeur de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Quelques heures plus tard, les États-Unis ont cependant appelé la Chine à "plus de coopération et de transparence", "les mesures les plus importantes à prendre pour une réponse plus efficace".

Avec AFP et Reuters

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