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Syrie : l'armée dit avoir remporté la bataille de Maaret al-Noomane

L'armée syrienne dans la ville de Maaret al-Noomane, le 28 janvier 2020.
L'armée syrienne dans la ville de Maaret al-Noomane, le 28 janvier 2020. © SANA (Agence arabe syrienne d'information), AFP

Après des semaines de bombardements meurtriers, la ville stratégique de Maaret al-Noomane, située dans la région d'Idleb, en Syrie, a été reprise par les militaires syriens, a annoncé l'armée de Bachar al-Assad. La ville a été désertée par ses habitants forcés de quitter les lieux.

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L'armée syrienne a annoncé mercredi 29 janvier la reconquête de Maaret al-Noomane, dans le nord-ouest de la Syrie. Ville clef pour reconquérir la province d'Idleb, elle se situe dans une région encore dominée par des groupes jihadistes et des rebelles.

"Nos forces ont réussi ces derniers jours à éliminer le terrorisme dans plusieurs villages et localités", a annoncé un communiqué du commandement de l'armée lu par un responsable militaire à la télévision publique, et qui cite les noms d'une vingtaine de villes, dont celui de Maaret al-Noomane.

Maaret al-Noomane se trouve sur l'autoroute M5 que le pouvoir de Bachar al-Assad cherche à sécuriser car elle relie Alep, grande ville du nord de la Syrie, à la capitale Damas.

Échappant au pouvoir central depuis 2012, Maaret al-Noomane comptait il y a encore quelques mois environ 150 000 habitants. Mais après des semaines de bombardements meurtriers, elle est aujourd'hui quasi déserte, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG qui dispose d'un vaste réseau de sources dans le pays en guerre.

Groupuscules jihadistes et rebelles affaiblis

Le commandement de l'armée s'engage à "pourchasser ce qui reste d'organisations terroristes armées, jusqu'à ce que tout le terreau syrien soit purifié du terrorisme", ajoutait mercredi le communiqué de l’armée de Bachar al-Assad.

Les autorités de Damas qualifient de "terroristes" tant les jihadistes que les rebelles qui ont pris les armes contre le pouvoir.

Les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham, l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, dominent la région d'Idleb et des territoires adjacents dans les provinces d'Alep, Hama et Lattaquié. Ces zones sont aussi occupées par d'autres groupuscules jihadistes et des rebelles affaiblis.

Exode massif des civils

Les combats en cours depuis plusieurs semaines ont provoqué un vaste exode et mardi encore, un correspondant de l'AFP dans le nord de la province a vu des déplacés en provenance de zones situées près de Maaret al-Noomane.

Depuis début décembre, 358 000 personnes ont été déplacées par les violences, en grande majorité des femmes et des enfants, dans le nord-ouest de la Syrie, selon l'ONU.

Ces derniers mois, le régime syrien a mené plusieurs opérations militaires pour grignoter des pans de territoires à Idleb et ses environs, malgré des trêves finalement restées lettre morte.

Avec AFP

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