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La Bourse de Paris sous le coup du coronavirus (-1,48%)

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Paris (AFP)

La Bourse de Paris accusait toujours d'importantes pertes (-1,48%) jeudi à la mi-journée, les investisseurs s'inquiétant des répercussions de l'épidémie de coronavirus en Chine, dont le bilan ne cesse de s'alourdir et qui pourrait conduire l'OMS à déclarer l'état d'urgence.

A 13H37 (12H37 GMT), l'indice CAC 40 perdait 88,1 points à 5.866,78 points, dans un volume d'échanges de 1,4 milliard d'euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,49%.

La cote parisienne a ouvert en nette baisse et s'est maintenue dans le rouge par la suite.

Wall Street se préparait également à ouvrir en repli. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average reculait de 0,75%, celui de l'indice élargi S&P 500 de 0,75% aussi et celui du Nasdaq, à forte coloration technologique, de 0,62%.

"Les lourdes pertes en Asie ont encouragé (les investisseurs européens) à vendre", a relevé dans une note David Madden, un analyste de CMC Markets. "Le coronavirus s'est propagé, tout comme la peur entourant la situation."

Le bilan de l'épidémie de pneumonie virale s'est alourdi à 170 morts jeudi en Chine après un bond sans précédent du nombre quotidien de décès. Le nombre de patients contaminés est monté quant à lui à environ 7.700 en Chine continentale (hors Hong Kong).

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) doit tenir dans la journée une réunion pour déterminer si l'épidémie "constitue une urgence de santé publique de portée internationale".

Côté banques centrales, à la veille du Brexit, la Banque d'Angleterre a opté une nouvelle fois pour un maintien de son taux d'intérêt directeur à 0,75%, malgré des prévisions de croissance sabrées pour 2020.

La Réserve fédérale américaine (Fed) a également laissé ses taux inchangés mercredi mais son président Jerome Powell s'est inquiété des conséquences de l'épidémie sur l'économie mondiale.

Côté indicateurs, le taux de chômage dans la zone euro a atteint en décembre son niveau le plus faible depuis mai 2008, à 7,4%, selon l'Office européen des statistiques Eurostat.

Les investisseurs doivent encore prendre connaissance des chiffres d'inflation pour janvier en Allemagne ainsi que de la première estimation du PIB du quatrième trimestre et de 2019 aux Etats-Unis.

- Le CAC 40 voit rouge -

L'intégralité du CAC 40 s'affichait en baisse, les valeurs pétrolières et le luxe étant les plus affectés par les inquiétudes autour du coronavirus.

TechnipFMC accusait une baisse de 5,92% à 14,55 euros, Vallourec perdait 4,01% à 2,32 euros, CGG reculait de 2,82% à 2,62 euros et Total de 2,37% à 45,09 euros.

LVMH cédait 1,93% à 399,75 euros, Kering 1,67% à 558,50 euros et Hermès 1,22% à 681,60 euros.

Saint-Gobain reculait de 1,89% à 34,72 euros. Le groupe a obtenu l'accord des actionnaires de Continental Building Products et des autorités de la concurrence américaine pour finaliser le 3 février l'acquisition de ce fabricant de plaques de plâtre pour 1,4 milliard de dollars.

Renault se repliait de 1,12% à 35,74 euros. Les ventes mondiales cumulées en volume des trois membres de l'alliance automobile Renault-Nissan-Mitsubishi ont totalisé environ 10,16 millions d'unités l'an dernier, un repli de 5,6% sur un an, selon un calcul de l'AFP à partir de données publiées jeudi.

Fleury-Michon s'enfonçait de 4,33% à 28,70 euros, lesté par la prévision d'une perte nette comprise entre 25 et 30 millions d'euros pour l'exercice 2019, une contre-performance imputée notamment à la flambée des cours du porc.

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